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Haropa réalise une bonne année 2013  et s’associe avec PNA

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Haropa réalise une bonne année 2013 et s’associe avec PNA

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C’est une performance assez rare en 2013 pour être soulignée. Haropa, qui regroupe les grands ports maritimes du Havre et de Rouen, ainsi que le port de Paris, affiche une progression de 6% du tonnage de son trafic. En tout, les terminaux de l'axe Seine ont traité 90.4 millions de tonnes, avec notamment une hausse de 6% du nombre de conteneurs, soit 2.6 millions d’EVP (équivalent vingt pieds taille standard du conteneur).

Par ailleurs, le 23 janvier 2014, Haropa a encore élargi son offre en signant à Caen un partenariat avec Ports Normands Associés, l’autorité des ports de Caen-Ouistreham et Cherbourg. Le réseau HAROPA, qui constitue le premier ensemble portuaire hexagonal, s’étend donc désormais du cœur de la France jusqu’à la mer, via la vallée de la Seine, Paris, Rouen, Le Havre, ainsi que sur toute la Normandie, du Nord à la Bretagne.

 

 

Des conteneurs en belle progression au Havre

 

 

En ce qui concerne le bilan 2013, la progression du trafic conteneurs atteint 9% sur les terminaux du Havre : Une année comparable à 2008, ces deux années se plaçant ainsi juste après le record de 2007 (2.66 millions d’EVP). Le Havre représente désormais 59% du trafic conteneurs des grands ports maritimes tricolores. Le transbordement progresse de 47% (640.000 EVP). A noter la progression sur les terminaux havrais de Port 2000 du nombre de porte-conteneurs géants (+ 10 000 EVP) : 308 escales ont été enregistrées en 2013, soit 27% de plus qu’en 2012. Le recul des terminaux de Rouen s’explique, quant à lui, par la baisse actuelle des trafics vers l'Irlande et la Scandinavie. Mais la perspective d’escales de la ligne Dunkruss de CMA CGM en direct avec Tanger Med et les connexions offertes par Delmas laisse augurer une reprise en phase avec la progression globale d’Haropa. 
 Par ailleurs, le trafic reefer (produits frais)  est en plein développement sur les terminaux d’Haropa (près de 20%). Parmi les trafics en développement figurent les produits pharmaceutiques, les produits laitiers et les produits carnés.

 

 

Une très bonne année pour les céréales

 

 

Au niveau du vrac solide, les céréales portent le trafic de Rouen. Elles représentent à elles seules plus de la moitié du tonnage des vracs solides (7.4 Mt). La reprise des exportations céréalières a donc eu lieu au-delà des prévisions de mi-2013, avec pour les terminaux rouennais une progression de plus d’1.9 Mt des sorties de blé et d’orge par rapport à 2012. 2013 constitue une année céréalière supérieure à la moyenne, par conjonction d’une fin de campagne 2012-2013 favorable (absence des pays de la mer Noire) et d’une première partie de campagne 2013- 2014 de haut niveau malgré la concurrence internationale, le tout avec une récolte de bonne qualité. Aux terminaux de Rouen, les exportations se sont poursuivies à un rythme soutenu en décembre encore, l’Algérie demeurant la première destination et l’Afrique de l’Ouest affichant un net regain.


 

 

Le trafic énergétique reprend

 

 

Du côté des trafics énergétiques, le charbon progresse de 26% pour atteindre 2 millions de tonnes. La reprise est très nette au port du Havre après les arrêts de tranches de la centrale thermique d’EDF en 2012. De belles perspectives s’ouvrent pour les granulats marins avec les concessions se situant sur la façade Manche, trois nouveaux décrets ayant été accordés en 2013. Ces derniers portent les volumes d'extraction autorisés à un peu plus de 15 millions de tonnes par an sur 25 à 30 ans.

Les vracs liquides progressent quant à eux de 1% à 47.5  millions de tonnes. Le trafic de pétrole brut augmente de 6% (23.8 Mt). La reprise s’est faite au 2ème trimestre, notamment après la remise en service des installations de Total. Les produits pétroliers raffinés sont en recul de 7% (18.3 Mt)). Les raffineries ExxonMobil à Port- Jérôme et Total à Gonfreville-l’Orcher, qui ont procédé à de lourds investissements de process industriels, se sont tournées un peu plus vers le marché intérieur et la baisse des marges de raffinage, en fin d’année 2013 particulièrement, peut, elle aussi, expliquer le relatif tassement des trafics de produits pétroliers raffinés.

 

 

Belle progression du trafic passagers

 

 

Le trafic des croisiéristes est en progression de 10% à 277.160 passagers, dont 247.600 (+16%) pour le seul port du Havre, qui a enregistré l'an dernier 121 escales (+12%). L’année a été marquée par la première quadruple escale de l’histoire du Havre (deux autres sont annoncées pour 2014), l’arrivée de MSC en tête de ligne, qui est confirmée en 2014 et l’allongement de la saison jusqu’à la fin du mois de décembre. Honfleur, désormais doté d’un nouveau terminal croisière qui permet de proposer une offre complémentaire à celle du Havre, a accueilli 31 navires ; un chiffre qui devrait rester sensiblement le même en 2014, alors que 11 navires sont attendus à Rouen même.
 En Ile-de-France, le trafic global de passagers s'établit à plus de 7.5 millions de consommateurs des différents produits proposés par les compagnies. La plus forte croissance s'enregistre sur la croisière fluviale avec hébergement, qui a atteint près de 60.000 passagers, en progression à deux chiffres depuis plusieurs années.

Le ferry, pour sa part, est en forte progression, soit 25% de mieux, pour un total de 266.400 passagers. Les escales ont augmenté d'un quart pour le ferry et 10% pour le trafic fret au Havre.
L’arrivée de Brittany Ferries au Havre en 2013 marque une évolution importante pour le terminal de Grande-Bretagne qui, pour la première fois, accueille simultanément deux opérateurs, DFDS étant déjà sur place.

 

 

Un bilan contrasté pour le trafic fluvial

 

 

Au  Havre, la part modale du transport fluvial de conteneurs atteint 10% (184.000 EVP), impactée par le recul des importations observé dans la grande distribution en région parisienne. A Rouen, on observe une légère contraction du transport fluvial sur les vracs (4.65 millions de tonnes), conséquence de la fermeture de Pétroplus, et une progression soutenue des trafics conteneurisés, à 89.500 EVP.

A Paris, l’année 2013 s’affiche morose pour le trafic fluvial, qui subit le contexte économique marqué par une baisse d’activité dans le domaine du BTP et globalement une baisse de la consommation, mais également par des périodes de crues particulièrement longues et un chômage paralysant sur la Seine Amont. Le tonnage global s’établit à près de 21 millions de tonnes, en décroissance d’environ 5%. Le secteur du BTP représente notamment près des 2/3 des trafics de vrac francilien, affichant une baisse notable de près de 10%.

Le trafic fluvial conteneurisé est globalement stable avec une évolution contrastée, en baisse pour les conteneurs maritimes (- 6%) et en forte hausse pour les conteneurs intra-régionaux liés au fort développement de la logistique fluviale urbaine. 
Cette année difficile intervient après plus de 5 ans de hausse continue et, selon Haropa, s’explique plus par des éléments conjoncturels que par une diminution structurelle de la compétitivité du mode fluvial.

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