Marine Marchande
Havila annule sa commande chez Barreras et cherche un nouveau chantier

Actualité

Havila annule sa commande chez Barreras et cherche un nouveau chantier

Marine Marchande

Les chantiers espagnols Barreras sont en très mauvaise posture et viennent d'annoncer à leur client norvégien, le groupe Havila Kystruten, qu'il ne seraient pas en mesure de construire ses deux navires destinés à la route côtière. Les Havila Pollux et Havila Polaris font partie de la série de quatre bateaux de 122 mètres et 640 passagers qu'Havila va positionner, à partir de 2021, sur le service côtier entre Bergen et Kirkenes, une délégation de service public que la compagnie va partager avec Hurtigruten. Les deux autres sister-ships, les Havila Castor et Havila Capella, sont actuellement en construction dans les chantiers turcs Tersan. Les navires, propulsés au GNL et batteries, pourraient également recevoir une pile à hydrogène de 3.2 MW.

Barreras affiche, depuis cet été, de très graves soucis financiers : 1300 personnes, dont la direction ont été licenciées depuis le mois d'août et le travail s'est complètement arrêté sur les Havila depuis lors. La direction d'Havila a annoncé qu'elle allait désormais chercher un autre chantier pour reprendre la construction de ces navires qui ne pourront, selon toute vraisemblance, être prêts pour le début du contrat au 1er janvier 2021. Ils devraient donc, dans un premier temps, être remplacés par des navires affrétés. Le groupe norvégien attend désormais le remboursement de 40 millions d'euros de la part de Barreras.

Le constructeur espagnol de Vigo, dans une position déjà fragile ces dernières années, s'est enfoncé dans les difficultés après avoir emporté le contrat de ses premiers navires de croisière de luxe, commandés en mai 2017 par le groupe hôtelier Ritz-Carlton. Un projet complexe pris à un tarif très bas sur lequel Barreras est très en retard. Face à cette situation,  Ritz-Carlton vient d'annoncer sa décision de prendre les rênes du chantier pour mener à bien l'achèvement de son premier navire, mis à l'eau en octobre 2018, et étudier la relance de Barreras. Selon la presse espagnole, un accord en ce sens (sans rachat) aurait été conclu par le groupe avec les principaux actionnaires du chantier, Pemex et la compagnie Albacora.