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Hawkeye : Les yeux de la flotte
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Hawkeye : Les yeux de la flotte

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En plus de ses Rafale Marine, le Charles de Gaulle embarque habituellement deux avions de guet aérien lors de ses déploiements. Il s’agit d’E-2C Hawkeye, des avions radar de conception américaine. L’aéronautique navale française en compte trois, regroupés au sein de la flottille 4F, basée à Lann-Bihoué, près de Lorient. Achetés aux Etats-Unis, ils ont été respectivement livrés par l’avionneur américain Northrop Grumman en 1998, 1999 et 2004. Le troisième avait été réceptionné au standard Hawkeye 2000, auquel ont été portés les deux autres en 2006 et 2007. Depuis l’an dernier et jusqu’en 2019, les trois avions sont modernisés afin de pouvoir voler jusqu’à l’arrivée de leurs successeurs. Il s’agit des nouveaux E-2D Advanced Hawkeye, dont la commande de trois exemplaires est prévue dans l’actuelle loi de programmation militaire, en vue d’une livraison entre 2026 et 2028.

 

Hawkeye sur le Charles de Gaulle fin 2016, au large de la Syrie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle fin 2016, au large de la Syrie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle fin 2016, au large de la Syrie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle fin 2016, au large de la Syrie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle fin 2016, au large de la Syrie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle fin 2016, au large de la Syrie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

« Mini-Awacs »

Longs de 17.6 mètres pour une envergure de 24.6 mètres et une masse maximale de 23.8 tonnes, les E-2C Hawkeye ont été spécialement conçus pour être mis en œuvre depuis les porte-avions de l’US Navy. Le Charles de Gaulle est la seule unité non-américaine à embarquer cet outil, le bâtiment français étant, en dehors de ses homologues US, l’unique porte-avions au monde doté de catapultes et de brins d’arrêt. Souvent considérés comme des « mini-Awacs », les Hawkeye sont des avions radars conçus pour assurer la surveillance et le contrôle aérien à longue portée autour du porte-avions. Ils accompagnent également les avions de combat dans leurs opérations contre des cibles terrestres ou maritimes. Ils assurent alors un relais de communication avec le porte-avions ou un état-major à terre, ainsi que la coordination de la chasse, la conduite des avions de combat vers des ravitailleurs ou encore la fonction d'alerte en cas de tentative d’interception par des aéronefs hostiles. Un Hawkeye peut gérer plusieurs dizaines d’avions, chasseurs et ravitailleurs, français et étrangers. Au cours de leur dernier déploiement à bord du Charles de Gaulle, fin 2016, les E-2C français étaient intégrés au dispositif de contrôle aérien de la coalition internationale engagée contre le groupe terroriste Daech en Syrie et en Irak.

 

Hawkeye sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye au catapultage sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye au catapultage sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye au catapultage sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye au catapultage sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye catapulté depuis le Charles de Gaulle (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Hawkeye catapulté depuis le Charles de Gaulle (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Surveillance aérienne et maritime, mais aussi guerre électronique

Les Hawkeye disposent d’un imposant radar tournant APS-145 d’une portée de 250 nautiques. Ils peuvent suivre quelques 2000 pistes. L’équipage comprend cinq marins, dont trois opérateurs situés dans l’espace tactique aménagé en tranche arrière. En plus des aéronefs, le radar est également optimisé pour la détection des bateaux évoluant alentours. Les E-2C bénéficient en outre de capacités de renseignement grâce à des moyens de guerre électronique, en l’occurrence des capteurs permettant de recueillir à 360 degrés des signatures électromagnétiques, qui sont analysées au retour des missions et corrélées avec les informations du radar. L’avion compte en tout 11 moyens de communication : UHF, VHF, HF, satellite, liaisons de données (L11, L16)…

 

Hawkeye appontant sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye appontant sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye appontant sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye appontant sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye appontant sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye appontant sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)
 

Hawkeye sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye ailes repliées sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye ailes repliées sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye sur l'un des deux ascenseurs du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye sur l'un des deux ascenseurs du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye dans le hangar du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

Hawkeye dans le hangar du Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

 

Aussi puissamment motorisé qu’un Atlantique 2

Avion à hélices,

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