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HIL : La Marine nationale en souhaite une cinquantaine
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HIL : La Marine nationale en souhaite une cinquantaine

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La marine française s’est fixée pour objectif de disposer d’une cinquantaine de nouveaux hélicoptères afin de remplacer un parc numériquement équivalent constitué aujourd’hui d’Alouette III, Dauphin et Panther. Ces futures machines seront réalisées dans le cadre du programme des hélicoptères interarmées légers (HIL), visant à également à remplacer par une même plateforme les Gazelle, Fennec et Puma de l’aviation légère de l’armée de terre et de l’armée de l’air.

 Le 3 mars, Jean-Yves Le Drian a annoncé le choix du nouvel H160 d’Airbus Helicopters pour servir de base au HIL. Le ministre de la Défense a précisé que le besoin se situait entre 160 et 190 machines pour les trois armes et décidé, pour répondre au besoin urgent de remplacement des plus vieux hélicoptères en service, que le programme devrait être avancé de quatre ans. Cela aboutirait à une livraison des premiers HIL en 2024 au lieu de 2028.

Une commande pour la prochaine législature

Contrairement à ce qui a pu être parfois écrit, y compris dans certaines communications du ministère de la Défense, aucune commande n’a été notifiée à Airbus. Le groupe, qui s’attend au mieux à obtenir un contrat d’étude dans le courant de l’année, devra attendre la prochaine législature pour voir ce programme réellement lancé, ce qui laisse d’ailleurs planer d’éventuelles menaces en cas d’évolution des priorités du prochain gouvernement en matière de Défense.

Il est toutefois relativement peu probable que le choix du H160 soit remis en cause, sauf à ce que le programme HIL change radicalement de cap et ne porte plus sur une machine unique pour toutes les armées. Une orientation qui a, pour mémoire, comme but de rationaliser les coûts de développement et de fabrication, ainsi que la logistique, la maintenance et la formation.

Faire converger des besoins très différents

Même si l’on ne peut plus vraiment, avec ses 6 tonnes, parler d’hélicoptère léger, le H160 est en effet le seul modèle d’Airbus capable, à priori, de faire converger les besoins et contraintes très variés des aviateurs, marins et soldats. Et aussi de pouvoir rester en service 40 ou 50 ans, alors que d’autres appareils envisagés, comme le H125 ou le H145, auront une durée de vie évidemment moindre que le nouveau fleuron d’Airbus.  

 

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