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Hôtels des gens de mer :  Plusieurs candidats à la reprise

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Hôtels des gens de mer : Plusieurs candidats à la reprise

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Ce n'est qu'une étape mais l'annonce de plusieurs candidatures (six ou huit) - dont deux candidats pour l'ensemble du réseau (sept établissements en France dont ceux de Lorient, Brest et Saint-Quay Portrieux) - à la reprise des hôtels et restaurants des Gens de mer entretient l'espoir d'un nouveau départ. « On sent une grande solidarité autour de nous. Il ne se passe pas un jour sans que l'on nous demande si on va s'en sortir », soupire Marianne Gosse, qui gère l'établissement lorientais depuis quatorze ans.

Première conséquence, l'établissement du boulevard Louis-Nail (neuf salariés) peut poursuivre son activité jusqu'aux prochaines échéances judiciaires. Une mince consolation.

Le directeur de Boulogne-sur-Mer candidat

Les candidats avaient jusqu'à vendredi dernier pour déposer leur offre auprès du tribunal de grande instance de Paris. Entre six et huit dossiers ont été déposés, selon l'Agism qui exploite les sept établissements en France. L'un d'eux est porté par le directeur de l'établissement de Boulogne-sur-Mer, Philippe Arnoult, associé à un cadre du siège parisien. « Notre ambition est de reprendre l'ensemble du réseau », s'est-il borné à commenter, hier, dans l'attente de connaître le contenu des autres offres. Une candidature qui a reçu d'emblée le soutien de la Lorientaise Marianne Gosse. « Ils connaissent bien l'activité de nos établissements, leur projet est solide, et ils sont très sensibles au devenir des salariés ». C'est également l'option défendue par Jean-Paul Hellequin, le porte-parole CGT des marins du Grand Ouest qui estime que « l'avenir du réseau dépendra du soutien de tous les salariés à ce projet ». Car d'autres repreneurs convoitent un ou deux établissements, et particulièrement celui de La Rochelle.

Décision le 16 juin

 

Le syndicaliste met en garde sur le risque d'une « catastrophe sociale. Car il y aura de la casse ». Une centaine de salariés sont concernés. Le syndicat demande que l'Enim et le ministère des Transports, « coresponsables du naufrage », financent le Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). L'Agism, confrontée à une baisse de fréquentation d'établissements souvent vieillissants et à la perte d'une subvention de l'Enim, était plombée par une dette de 11 M€. La mise en liquidation judiciaire avait été prononcée le 10 mars dernier. Les offres seront examinées le 16 juin par le tribunal de grande instance de Paris.

 



Un article de la rédaction du Télégramme