Croisières et Voyages
Hurtigruten : A la découverte du nouveau Spitsbergen

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Hurtigruten : A la découverte du nouveau Spitsbergen

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Un an après son rachat et à l’issue d’une importante refonte menée chez Fosen Yard à Rissa, au nord de Trondheim, le Spitsbergen a débuté le 21 juin son service sur l’Express Côtier. Le 14ème navire d’Hurtigruten (en comptant le Nordstjernen en affrètement), dont le baptême officiel se déroulera demain dans l’archipel des Lofoten, sera exploité sur la ligne historique desservant les ports norvégiens jusqu’en mai 2017. Il prendra ensuite la fonction d’unité d’expédition pour proposer des croisières vers l’Islande, le Groenland et le Canada.

 

Le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

Le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

 

 

Embarquement sur le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

Embarquement sur le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

 

A cet effet, et pour correspondre aux standards d’Hurigruten, le Spitsbergen a bénéficié pendant sept mois, chez Fosen, d’importants travaux. Les études ont été menées par le bureau d’architecture danois Knud E. Hansen. Les garages du navire, qui avait été initialement conçu comme un ferry, ont été transformés. Ceux du pont 3 ont été aménagés pour le stockage de Zodiac et de matériels, tout en accueillant désormais des cabines pour l’équipage, tandis que ceux du pont 4 ont été remplacés par des cabines passagers. La poupe a par ailleurs été modifiée avec l'ajout d'une queue de canard, alors qu'un dispositif de mise à l’eau des embarcations et de transfert des croisiéristes a été intégré.

 

A bord du Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

A bord du Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

 

Côté design intérieur, le Spitsbergen reprend une décoration similaire à celle, très réussie, adoptée pour la rénovation de quatre unités de l’Express côtier : le Kong Harald, le Polardlys, le Nordkapp et le Nordnorge, mis en service entre 1996 et 1997 (voir notre reportage sur le nouveau Kong Harald). 

 

 

A bord du Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

A bord du Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

 

 

Le pont 5 reste dédié aux espaces publics, mais la réception, le restaurant principal et le salon panoramique à l’avant ont été complètement remis à neuf. Au pont 6, le nombre de cabines dotées d’un balcon a été accru, alors que le salon situé à l’arrière a lui aussi été rénové. Enfin, le pont 7 a été complètement réaménagé, avec l’ajout de cabines supplémentaires, d’un sauna et d’une salle de fitness. Les différents systèmes du navire, y compris les ascenseurs et la propulsion, ont également été modernisés. Enfin, la plage avant est devenue une plateforme d’observation.

Long de 100.5 mètres pour une largeur de 18 mètres et un tirant d’eau de 5.2 mètres, le Spitsbergen, qui affiche une jauge de plus de 7000 GT et présente une vitesse de croisière de 16 noeuds, peut désormais héberger 203 passagers et en embarquer jusqu’à 338.

 

Plage avant du Spitsbergen face au Lofoten (© : HURTIGRUTEN)

Plage avant du Spitsbergen face au Lofoten (© : HURTIGRUTEN)

 

 

Suite sur le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

Suite sur le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

Le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

Le Spitsbergen (© : HURTIGRUTEN)

 

L’histoire de ce navire remonte à 2006, lorsque le gouvernement des Açores décide de faire construire deux ferries rapides pour desservir les îles de l’archipel. L’Atlantida et son sistership, l’Anticiclone, sont commandés aux chantiers portugais de Viana de Castelo. Mais leur client initial ne les a jamais réceptionnés, arguant de retards et du non-respect du cahier des charges, en particulier sur la vitesse (moins de 18 nœuds pour les 19 prévus) de la tête de série. Seul l’Atlantida a d’ailleurs été construit et, après une longue période de litige, le contrat est finalement annulé. L’affaire coûtera très cher au contribuable portugais et se solde au passage par le naufrage financier du chantier. Fin 2010, on pense que l’Atlantida va devenir vénézuélien suite à sa visite par Hugo Chavez, qui annonce que son pays va acheter le navire. Mais il n’en est rien et le ferry reste désespérément à quai. Ce n’est qu’en 2014 qu’un acquéreur est trouvé, en l’occurrence le groupe Douro Azul, qui ne va toutefois pas l’exploiter comme annoncé et le remet en vente. Parmi les différents repreneurs internationaux intéressés, c’est finalement Hurtigruten qui rachète le bateau et lui offre enfin un avenir. 

 

Hurtigruten