Energies Marines
Hydrolien : Le fondateur de Sabella se retire

Actualité

Hydrolien : Le fondateur de Sabella se retire

Energies Marines

Il a dix ans, Jean-François Daviau, après plus de 25 ans d’expérience dans l’industrie pétrolière, voyait naître son entreprise quimpéroise, spécialisée en énergie hydrolienne, Sabella. Aujourd’hui, à 67 ans, le président fondateur annonce son départ à la retraite.

Sur son compte Twitter, Jean-François Daviau, le président fondateur de Sabella, annonce son départ prochain de l’entreprise, « après 20 ans à promouvoir l’énergie hydrolienne et dix ans à construire l’entreprise quimpéroise ». Une aventure couronnée, en octobre dernier, par l’immersion de Sabella D 10, dans le passage du Fromveur, au large d’Ouessant (29). Connectée au réseau électrique de l’île, l’hydrolienne va être testée pendant trois ans. « À 67 ans, j’exerce mes droits à retraite de manière légitime », explique simplement Jean-François Daviau. Il quittera l’entreprise en juin, le temps pour les actionnaires de nommer son successeur.

Plus de 35 ans d’expérience

Jean-François Daviau ne s’est pas lancé dans le projet Sabella à l’aveuglette. Avec 25 ans d’expérience derrière lui dans l’industrie pétrolière, il a lancé l’idée en au début des années 2000, aux côtés d’Hervé Majastre, ingénieur spécialiste du stockage d’énergie. Une première entreprise, baptisée Hydrohélix Énergies, est alors créée autour d’un brevet de turbines sous-marines. Puis, en 2008, Jean-François Daviau est nommé président de la toute nouvelle entreprise Sabella, composée d’Hydrohélix, Sofresid Engineering, Dourmap et In Vivo Environnement. Étant l’une des cinq entreprises spécialisées dans l’hydrolien dans le monde entier, l’entreprise quimpéroise a déjà fêté ses dix ans d’existence, la première hydrolienne expérimentale D03 ayant été immergée à Bénodet, en 2008. Aujourd’hui, avec la Sabella D10, elles sont deux à être testées en conditions réelles. Mais l’entreprise n’arrive pas à passer au stade industriel.

Selon le fondateur, le développement des énergies renouvelables françaises se fait au détriment de l’hydrolien. « L’État n’est pas complètement convaincu. Je crains qu’il n’y ait pas d’appel d’offres à l’horizon 2028 », déclarait-il en novembre dernier.

Un article de la rédaction du Télégramme