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Ifremer : la Cour des comptes pointe son originalité mais aussi des « tensions et fragilités »
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Ifremer : la Cour des comptes pointe son originalité mais aussi des « tensions et fragilités »

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La Cour des comptes a rendu ses observations définitives concernant le fonctionnement de l’Ifremer entre 2009 et 2017.

Dans son document de synthèse, la Cour souligne l’originalité de l’institut, « reconnu à l’international, mais porteur de tensions et de fragilités ». Les rapporteurs estiment qu’un « meilleur cadrage financier pluriannuel pourrait être obtenu par la signature de conventions cadres déclinables annuellement ».
« Par ailleurs, le coût de certaines missions de service public n’est pas suffisamment couvert ». Enfin, « le nouveau positionnement d’assistant à maîtrise d’ouvrage, adopté par l’institut dans le domaine de la surveillance sanitaire et écologique, pourrait être étendu et consolidé ».

Retards dus au transfert

Le rapport revient sur le transfert du siège social à Brest « qui a perturbé le fonctionnement de l’établissement, dont la gouvernance apparaît cependant efficace ». « La fin de la période sous revue a été perturbée par le transfert du siège social de l’institut à Brest, dont le processus de décision a pris près de deux ans, entre la première annonce gouvernementale et sa formalisation par le Conseil d’administration (CA). Nombre de chantiers en matière de gestion financière ou de ressources humaines ont ainsi connu des difficultés et des retards dont l’appréciation doit être tempérée par ce contexte. La réussite de ce transfert supposera en tout état de cause la reconstitution, difficile, d’un capital de compétences sur le campus de Plouzané ».

Les rapporteurs évoquent par ailleurs « une masse salariale maîtrisée mais un risque sur les comptes épargne temps ».

Parmi les recommandations…

Dans la liste des recommandations effectuées, on note pêle-mêle que l’Ifremer « doit mettre fin rapidement à l’activité de fourniture de naissains d’huîtres en transférant les techniques de production à d’autres acteurs ». La Cour des comptes incite « à soumettre au CA, d’ici le premier semestre 2020, des options et une proposition concernant le devenir du bâtiment d’Issy-les-Moulineaux, sans exclure l’hypothèse d’une cession ».

Les rapporteurs invitent, coté gestion du personnel, « à mettre en place, dès 2019, un plan de réduction régulière du volume de jours en compte épargne temps, prévoyant notamment l’application des règles de gestion fixées par l’accord de 2000. Et sur le plan économique « d’accroître la part des ressources propres issues des partenariats industriels dans le modèle économique de l’institut, en visant un objectif régulier et pérenne d’au moins 5 % ».

Un article de la rédaction du Télégramme