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Ifremer : Le nouveau siège brestois livré cet été
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Ifremer : Le nouveau siège brestois livré cet été

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On ne s’est pas vraiment bousculé du côté des personnels parisiens pour rejoindre ce nouveau siège d’Ifremer (Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer) à la pointe bretonne. Seulement douze collaborateurs sur les 90 ont accepté de rejoindre Plouzané, à la faveur du déménagement d’Issy-les-Moulineaux (92). La majeure partie des 75 autres a démissionné et quitté l’institut, moins de cinq ont rejoint un autre service en interne.

Nouveau bâtiment attendu cet été

Il a fallu recomposer un nouvel effectif administratif et de gestion au sein du pôle de direction composé à Brest de 170 personnes. « On a recruté en externe », (autour de 75 personnes) explique Antoine Dosdat, le directeur du centre Bretagne de l’Ifremer qui reconnaît que l’institut a perdu des éléments expérimentés et spécialisés, parfois des services entiers dans la gestion et les ressources humaines. Mais tout reprend forme à Brest, pour le moment dans des locaux préfabriqués en attendant la livraison du bâtiment de direction monumental, tout en courbe et arborant un magnifique bardage en fines plaques de châtaignier. « Le red cedar aurait plombé notre bilan carbone. On a joué la carte locale » décrypte, non sans une pointe d’humour, le directeur du Centre-Bretagne.

Depuis le 1er janvier, le siège social est effectif à Plouzané même si les équipes attendront cet automne pour intégrer ce tout nouveau bâtiment de 3 700 m² répondant aux plus hautes exigences environnementales (livraison programmée cet été).

Quelques bureaux à Paris

Si le siège de l’Ifremer est, d’ores et déjà, 100 % finistérien, quelques personnes sont restées dans les locaux d’Issy-les-Moulineaux qui ont gardé, sur deux des six niveaux du bâtiment, des salles de réunion et quelques bureaux. « Indispensables pour satisfaire les besoins de points de rencontres et de réunions à Paris pour nos visiteurs que nous ne faisons pas venir à Brest systématiquement ».

Alors, en pratique, trop excentré ce nouveau siège national ? Antoine Dosdat ne le dira pas aussi frontalement, même s’il reconnaît une décision politique unilatérale qui a été difficilement acceptée par le personnel parisien et une direction qui a dû se résoudre à migrer vers la pointe bretonne.

Plus de la moitié à Brest

De fait, Brest a renforcé, notamment en termes d’effectifs, son rang au sein de l’institut. Sur les 1 500 salariés de l’Ifremer recensés en métropole et outremer, 908 dépendent du Centre-Bretagne qui rassemble également le personnel de Lorient, Concarneau et Dinard.

Le site brestois accueille, à lui seul, 840 salariés, soit un peu plus de 50 % des effectifs nationaux. « Les effectifs continuent d’augmenter », assure Antoine Dosdat qui confirme le leadership d’Ifremer en Europe. « On aura du mal à tenir la comparaison avec les Chinois mais c’est sûr, nous occupons une place de choix dans la connaissance et la recherche maritime à travers le monde ». Dans un contexte où les scientifiques maritimes n’ont jamais été aussi consultés face aux innombrables enjeux environnementaux.

Un article de la rédaction du Télégramme

 

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