Histoire Navale
Il y a 80 ans, le Normandie embrassait l’océan

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Il y a 80 ans, le Normandie embrassait l’océan

Histoire Navale

C’est l’un des plus mythiques paquebots de l’histoire et, pour beaucoup, le plus fabuleux liner jamais réalisé en France. La France, c’est d’ailleurs ce qu’il était. Une ambassade flottante, le représentant unique du meilleur de la technologie, du raffinement et de l’art de vivre de tout un pays. Une véritable gloire nationale. Il y a 80 ans, le Normandie faisait ses débuts au sein de la Compagnie Générale Transatlantique. La légende venait de naître.

 

Le Normandie à New York (© : SNTP / COLLECTION CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

Le Normandie à New York (© : SNTP / COLLECTION CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

 

Une carrière de quatre ans seulement

Commencée en mai 1935, sa carrière s'est interrompue du fait de la guerre, à laquelle il ne survivra pas. Saisi par les Américains le 12 décembre 1941 à New York, où il avait été mis en sécurité en 1939, le navire, rebaptisé La Fayette, est en cours de transformation en transport de troupes lorsqu’un incendie éclate dans le grand salon première classe, suite à une étincelle de chalumeau. Nous sommes le 9 février 1942 et cette journée sera fatale pour le fleuron de la marine marchande française. Pour éteindre le feu qui le ravage, les remorqueurs new-yorkais déversent tellement d’eau sur la coque que le bateau finit par chavirer. Le Normandie est renfloué à l’été 1943 et conduit en cale sèche à Bayonne, dans le New Jersey. Les dégâts sont très importants et les Américains abandonnent sa remise en état, jugée trop complexe et coûteuse. En 1945, lorsque la guerre cesse, la France renonce aussi à récupérer le Normandie. L’épave, mise en vente en août 1946, elle finalement adjugée à un ferrailleur de Newark, qui achèvera sa démolition en octobre 1947.

 

Incendie sur le Normandie, devenu USS La Fayette (© : DR)

Incendie sur le Normandie, devenu USS La Fayette (© : DR)

Le paquebot chaviré dans le port de New York (© : DR)

Le paquebot chaviré dans le port de New York (© : DR)

 

Un projet hors normes, la fierté de tout un pays

Même s’il ne navigua que durant quatre petites années, le Normandie a marqué de manière indélébile l’histoire maritime. Pourquoi ? Probablement parce qu’il s’inscrit dans cette longue lignée de projets hors normes, de défis techniques et humains, dont il est l’une des réalisations les plus éclatantes. De Saint-Nazaire, où il a vu le jour, au Havre où il a été exploité, son souvenir est toujours vivace. Et, au travers des milliers d’ouvriers et de marins venus de tout le pays pour le construire puis le faire vivre, le Normandie a profondément marqué son époque. Il a suscité la fierté et de ceux qui l’ont réalisé et de ceux qui ont servi à son bord, des passagers qu’il a transportés et des Français qui le découvrirent en Une des journaux et des actualités au cinéma.

 

 

Lorsqu’il s’élance du Havre pour la première fois, le 29 mai 1935 et arrive à New York le 3 juin suivant, c’est la consécration. Avec lui, la France s’adjuge enfin le fameux Ruban Bleu, décerné au paquebot traversant le plus vite l’Atlantique. Le titre était détenu depuis 1932 par le liner italien Rex, dont le record est battu de 10 heures par Normandie, qui marche à la vitesse moyenne de 30 nœuds et améliore encore ses performances pour le trajet du retour. L’évènement est célébré comme il se doit en France, d’autant que les liners sont à l’époque non seulement des moyens de transport, mais aussi et des outils de prestige très politiques. Ce sont de véritables vitrines de leurs pays, qui rivalisent sur les mers pour posséder le navire le plus grand, le plus luxueux et le plus rapide.

Quand les pays européens rivalisaient sur mer

C’est dans les années 20, que les réflexions autour de la construction en France d’un transatlantique géant débutent. Le pays doit néanmoins, dans un premier temps, panser les plaies de la grande guerre et les moyens financiers sont affectés à d’autres priorités. Il n’y a de plus pas urgence puisque la Compagnie Générale Transatlantique dispose de trois navires récents, le France (1912), le Paris (1921) et l’Ile de France (1927), les deux derniers ayant vu leur mise en service retardée par le conflit. Toutefois, lorsque la situation s’améliore et que l’économie se redresse, les liaisons transatlantiques connaissant leur âge d’or, la question du nouveau navire se fait rapidement plus prégnante.

 

Le Bremen allemand (© : DR)

Le Bremen allemand (© : DR)

 

Allemands et Italiens en tête

Surtout que l’Allemagne et l’Italie lancent des navires dont le gabarit et la technologie dépassent les unités de la « Transat » (CGT). Sortis des chantiers de Brême, les allemands Bremen et Europa (ce dernier sera cédé à la France après la seconde guerre mondiale et naviguera sous le nom de Liberté de 1950 à 1961), mis en service en 1929 et 1930, mesurent 286 mètres de long, présentent une jauge de 51.600 tonneaux, peuvent transporter 1900 passagers et marchent à la vitesse de 28 nœuds. Ils s’adjugent le Ruban Bleu, l’Europa traversant l’Atlantique en 4 jours et 17 heures. L’Italie se lance aussi dans la course. Lancé à Gênes en 1931, le Rex est clairement construit comme un outil de prestige et de propagande par le régime fasciste. Avec ses 300 mètres et 51.000 tonneaux, le paquebot italien peut accueillir 2100 passagers et, grâce à sa propulsion surpuissante (136.000 cv), peut avancer à 29 nœuds. Comme espéré par Mussolini, il bat le record de la traversée vers New York en 1933.

 

Le Rex italien (© : DR)

Le Rex italien (© : DR)

 

Les Britanniques lancent la construction du Queen Mary

Dans un contexte de rivalité politique entre capitales européennes, la Grande-Bretagne et la France se doivent de réagir, ne serait-ce que pour des questions de prestige. Les Britanniques, leaders sur les traversées transatlantiques, ont conservé durant 22 ans le Ruban Bleu, grâce aux records établis par le Mauretania et le Lusitania. Réceptionnés par Cunard en 1906 et 1907, ces navires de 240 mètres et 31.500 tonneaux parviennent à atteindre l’allure remarquable de 27 et même 28 nœuds. A la fin des années 20, il ne reste que le Mauretania, son sistership ayant été coulé le 7 mai 1915 au large de l’Irlande par un sous-marin allemand. On fête d’ailleurs aujourd’hui le centenaire de ce naufrage, qui a provoqué l’entrée en guerre des Etats-Unis.

 

Le Lusitania (© : DR)

Le Lusitania (© : DR)

 

Toujours est-il qu’avec les Allemands Bremen et Europa, puis l’Italien Rex, les Anglais sont dépassés. White Star Line décide de répliquer avec l’Oceanic, un géant de 310 mètres et 80.000 tonneaux commandé en 1928 au chantier irlandais Harland & Wolff mais dont la construction est abandonnée suite à la grande dépression. Alors que la crise s’abat sur les Etats-Unis et l’Europe, le gouvernement britannique décide de sauver un autre projet, celui de Cunard, mais à la condition que cette compagnie fusionne avec White Star Line, sa grande rivale. L’affaire est entendue et la construction du futur Queen Mary débute en décembre 1930 en Ecosse. Elle est néanmoins retardée en raison du contexte économique et le paquebot de 310 mètres, 81.000 GT et 2140 passagers n’est lancé qu’en septembre 1934. Sa mise en service n’interviendra qu’en mai 1936.

 

Le Normandie quittant Saint-Nazaire (© : SNTP / COLLECTION CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

Le Normandie quittant Saint-Nazaire (© : SNTP / COLLECTION CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

 

Saint-Nazaire chargé de construire le fleuron de la Transat

Pendant ce temps, en France, le projet tant attendu par la Transat se concrétise le 29 octobre 1930, lorsque le Normandie est commandé aux chantiers de Penhoët, à Saint-Nazaire. On le connait alors sous le nom de coque « T6 ». La construction de ce super-paquebot implique une profonde modernisation de l’outil industriel nazairien. La grande forme-écluse Joubert est réalisée à cette époque pour accueillir le futur géant en cale sèche. Mais, comme au Royaume-Uni, la crise économique frappe durement le pays et l’armateur souffre de graves difficultés financières. L’intervention de l’Etat, qui lui a permis de lancer la construction du futur Normandie, est de nouveau nécessaire pour éviter la faillite et l’arrêt du chantier. Peu à peu, le plus grand paquebot du monde voit le jour. Ses dimensions sont impressionnantes : près de 314 mètres de long, 36.4 mètres de large et une jauge atteignant quasiment 80.000 tonneaux. Baptisé Normandie, le navire est lancé en grande pompe le 29 octobre 1932 devant 200.000 personnes et en présence d’Albert Lebrun, alors président de la République et dont l'épouse est la marraine du paquebot. Après sa mise à l’eau, celui-ci rejoint la toute nouvelle forme Joubert.

 

La grande salle à manger (© : JEAN DESBOUTIN / COLLECTION FRENCH LINES)

La grande salle à manger (© : JEAN DESBOUTIN / COLLECTION FRENCH LINES)

 

L’incroyable chef d’œuvre

Des milliers d’ouvriers, de techniciens et d’ingénieurs travaillent à la réalisation du colosse, qui se caractérise par des lignes particulièrement élégantes. Puis tous les corps de métiers liés à l’aménagement des espaces intérieurs entrent en scène. Menuisiers, peintres, maçons, sculpteurs, décorateurs… Les meilleurs artisans sont mobilisés pour faire de cette coque un chef d’œuvre national. Les artistes les plus renommés de l’époque participent au projet, faisant du Normandie une œuvre d’art inégalée. Le navire, qui peut accueillir près de 2000 passagers, répartis en trois classes, dispose d’aménagements particulièrement luxueux. Sa grande salle à manger, haute de trois ponts et dotée d’immenses portes, est aussi monumentale que somptueuse. Les passagers de la première classe disposent également de vastes suites et appartements ainsi que de magnifiques salons. On trouve à bord un théâtre, une piscine intérieure, ou encore un jardin d’hiver. Rien n’est trop beau ni trop ambitieux sur ce bateau dont le prix est pharaonique pour l’époque, dépassant les 700 millions de francs.

 

Piscine intérieure (© : BYRON COMPANY / COLLECTION FRENCH LINES)

Piscine intérieure (© : BYRON COMPANY / COLLECTION FRENCH LINES)

Cuisines (© : BYRON COMPANY / COLLECTION FRENCH LINES)

Cuisines (© : BYRON COMPANY / COLLECTION FRENCH LINES)

 

Un navire à la pointe de la technologie

Armé par plus de 1300 membres d’équipage, le Normandie est à la pointe de la modernité et de l’art, ainsi que du service et de la gastronomie française, qui séduiront une large clientèle internationale. Mais ce paquebot constitue aussi une incroyable prouesse technique. Ses concepteurs ont intégré les technologies les plus récentes et de nombreuses innovations. Alors que la forme de sa carène fait l’objet d’études très poussées, les architectes optent pour un bulbe et une étrave au design spécialement conçu pour mieux pénétrer les vagues. La coque, encore rivetée, est par ailleurs très compartimentée et doublée pour offrir un maximum de sécurité. La motorisation est un point évidemment critique puisque le navire doit être capable de battre tous ses concurrents et s’arroger le Ruban Bleu, tout en présentant des coûts d’exploitation raisonnables. Pour répondre à ces contraintes, les ingénieurs font le pari de la propulsion turboélectrique, avec des chaudières au mazout dont la vapeur entraine des turbo-alternateurs, qui produisent l’électricité alimentant les moteurs de propulsion. Ceux-ci entrainent les quatre lignes d’arbres dotées chacune d’une hélice à trois pales (puis quatre pales après la première saison). L’ensemble de l’appareil propulsif développe 160.000 chevaux, de quoi atteindre normalement 32 nœuds.

 

Le Normandie en chantier (© : SNTP / COLLECTION CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

Le Normandie en chantier (© : SNTP / COLLECTION CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

 

La consécration en mai 1935

Un peu plus de quatre ans après le début de sa construction, en janvier 1931, le Normandie franchit enfin la forme Joubert pour embrasser l’Atlantique. En ce 5 mai 1935, la foule assiste au départ du superbe paquebot, qui quitte Saint-Nazaire pour débuter ses essais en mer. Ceux-ci sont couronnés de succès et le nouveau liner français, à la barre duquel se trouve le commandant Pugnet, dépasse les 32 nœuds. Les tests se poursuivent au large des côtes bretonnes, puis normandes, le paquebot faisant sa première entrée au Havre le 11 mai. Préparatifs et festivités se succèdent ensuite en vue de son voyage inaugural vers New York. Celui-ci débute le 29 mai. Après une escale à Southampton, le Normandie s’élance à l’assaut du Ruban Bleu le lendemain. Malgré quelques soucis techniques avec la propulsion, qui oblige momentanément à ralentir, le paquebot français arrive donc à New York le 3 juin et remporte le précieux trophée du transatlantique le plus rapide, avec une vitesse moyenne de 29.94 nœuds. La traversée se fait en un peu moins de quatre jours.

Alors que le Normandie connait un très beau succès, différentes modifications sont apportées durant l’hiver 35/36. Sur le plan technique, l’adoption d’hélices à quatre pales permet de réduire significativement les fortes vibrations que connait le navire sur l’arrière depuis ses débuts. Les espaces intérieurs connaissent également des changements et la jauge est portée à 83.000 tonneaux.

 

(© : DR)

(© : DR)

 

Queen Mary et Normandie se disputent le Ruban Bleu

A sa remise en service au printemps 1936, le Normandie se retrouve confronté à un rival des plus sérieux. Le Queen Mary est enfin prêt et les Britanniques comptent bien reprendre le Ruban Bleu aux « Frenchies ». Une compétition historique débute entre les deux paquebots, qui vont s’affronter sans relâche pendant plus de deux ans. Le tout nouveau fleuron de Cunard s’élance de Southampton le 27 mai pour son voyage inaugural mais ne parvient pas à battre le record français. Ni sur les traversées suivantes. Au Royaume-Uni, les critiques commencent à pleuvoir sur le Queen Mary, dont la conception est jugée par certains comme trop traditionnelle face au liner français, qui se distingue par sa carène et sa propulsion innovantes. Mais Cunard peaufine la mise au point de son champion et fait taire les mauvaise langues lorsque le Queen Mary finit par s’imposer en août 1936 en traversant l’Atlantique à la vitesse moyenne de 30.63 nœuds.

 

Le Queen Mary, toujours conservé à Long Beach (© : CUNARD)

Le Queen Mary, toujours conservé à Long Beach (© : CUNARD)

 

La Compagnie Générale Transatlantique décide immédiatement de reconquérir le titre et programme une refonte du Normandie au cours de l’hiver. La puissance propulsive est augmentée et de nouvelles hélices au dessin encore plus travaillé sont coulées. Ainsi armé, le liner français reprend le Ruban Bleu dès son retour en flotte en mars 1937. Mais les Britanniques répliquent à leur tour et le Normandie est de nouveau surpassé en août 1938 par le Queen Mary, qui conservera le trophée jusqu’en 1952, année du dernier record, établi par le United States. Avec une motorisation développant quelques 248.000 cv, le liner américain atteint la vitesse maximum inégalée de 38.3 nœuds et pulvérise à son voyage inaugural, en juillet 1952, tous les records établis précédemment. L’Atlantique est franchi en seulement 3 jours et 10 heures.

 

Le United States (© : CUNARD)

Le United States (© : CUNARD)

 

Ultime traversée en août 1939

Avec la guerre, les Français n’auront pas l’occasion de moderniser une nouvelle fois le Normandie, qui réalise son ultime traversée vers New York fin août 1939. La guerre étant déclarée le 3 septembre et compte tenu de la menace que font peser les sous-marins allemands, il est décidé de désarmer le paquebot aux Etats-Unis, où s’achèvera donc sa courte mais glorieuse existence.  

En quatre ans de service, de 1935 à 1939, le Normandie réalisa 139 traversées transatlantiques, mais aussi deux croisières entre New York et Rio de Janeiro en février 1938 et 1939. En tout, le navire a accueilli à son bord 132.508 passagers.

 

Le Normandie (© : DR)

Le Normandie (© : DR)

 

Un 80ème anniversaire célébré à Saint-Nazaire et au Havre

Conférences, visites, animations… A l'occasion du 80ème anniversaire de la mise en service, Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine et l’association French Lines rendent hommage au célèbre navire, du 22 au 25 mai à Saint-Nazaire et du 29 mai au 3 juin au Havre (voir programme en fin d’article). 

Le paquebot a profondément marqué Saint-Nazaire, son lieu de naissance, et Le Havre, son port d’attache. La construction, le lancement, le départ du paquebot ont passionné les Nazairiens à l’époque et faisaient régulièrement les gros titres de tous les journaux. Grâce à la collection de la Ville de Saint-Nazaire, enrichie par un dépôt du musée des Arts Décoratifs de Paris, de magnifiques objets provenant du Normandie – des cabines 1re classe aux grands espaces  publics - sont aujourd’hui visibles par le public. A Escal’Atlantic, Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine présente notamment des ensembles de laque et des dalles en verre du revêtement mural de la grande salle à manger 1re classe, des pièces fascinantes et uniques.

Au Havre, les arrivées et départs du Normandie ont rythmé la vie de la cité entre 1935 et 1939. Le navire était la fierté de toute une ville, et est toujours présent dans la mémoire de nombreuses familles havraises. Parmi les ressources documentaires et objets de collection rassemblés et valorisés par l’association French Lines, le Normandie tient une belle place : environ 40 mètres d’archives, soit des centaines de boîtes avec des documents sur l’exploitation du navire, sa décoration, des plans, des rapports suite à la catastrophe dans le port de New York ; ainsi que de très nombreux objets de collection, mobilier, peintures, affiches, maquettes, argenterie...

 

 

LE PROGRAMME DE SAINT NAZAIRE, DU 22 AU 25 MAI 2015

Le temps d’un long week-end, Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine propose un riche programme de rencontres, visites et conférences autour du paquebot Normandie.

Tous renseignements au 02 28 540 640 et sur www.saint-nazaire-tourisme.com

 

Conférence : « À la table d’un géant : gastronomie et arts de la table à bord de Normandie »

Lors de cette conférence, Jean-Baptiste Schneider, doctorant en histoire de l’alimentation à l’université François Rabelais de Tours, et Dorian Dallongeville, responsable des collections et des expositions à l’association French Lines, présentent le faste des salles à manger et des arts de la table à bord des paquebots de la Transat, et notamment du plus extraordinaire en matière de gastronomie : le paquebot Normandie.

Vendredi 22 mai à 19h à Escal’Atlantic, précédée d’un apéritif. Gratuit. Egalement programmé au Havre.

 

Rendez-vous famille : « Escal’Gourmande »

Un petit déjeuner - jeu de rôle, à partager en famille pour découvrir la composition des menus dans chaque classe de passagers. À l’issue du jeu, les participants visitent Escal’Atlantic librement.

Samedi 23 mai à 9 h 30, à Escal’Atlantic. Plein tarif 20 € / Réduit 17 € / 4-14 ans 10 €.

 

Visite : « Normandie, la traversée inaugurale »

Cette visite à deux voix, par Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine et l’association French Lines, fait ressentir l’enthousiasme et l’agitation de la toute première traversée que le paquebot Normandie effectua entre Le Havre et New York, du 29 mai au 3 juin 1935.

Vendredi 22 et samedi 23 mai à 17h à Escal’Atlantic. Visite suivie d’un apéritif. Prix d’entrée à Escal’Atlantic (13€ / 11,70 € / 6,50 €).

 

Visite : « Il était un grand paquebot »

Derrière les superlatifs employés pour qualifier Normandie se trouvent des emménagements et une décoration soignés, des techniques innovantes et surtout un art de vivre. Une visite pour faire connaissance avec Normandie et saisir une part de sa légende.

Dimanche 24 mai à 17 h et lundi 25 mai à 11 h à Escal’Atlantic. Visite suivie d’un apéritif.

Prix d’entrée à Escal’Atlantic (13€ / 11,70 € / 6,50 €).

 

Pendant la visite d’Escal’Atlantic : « Rendez-vous à bord de Normandie »

Des médiations courtes et impromptues offrent aux visiteurs d’Escal’Atlantic l’opportunité d’apprécier quelques-unes des oeuvres uniques qui décoraient le navire et d’en savoir plus sur sa « vie de paquebot ».

Samedi 23 et dimanche 24 mai à Escal’Atlantic, pendant les heures d’ouverture.

Plusieurs médiations-surprises en journée. Inclus dans le billet d’entrée à Escal’Atlantic.

 

Projection : « À bord du Normandie »

Des images rares tournées en couleurs retracent la vie à bord du paquebot lors de la dernière traversée vers New York en 1939. Le film évoque aussi le destin de ce paquebot de légende, de sa construction à Saint-Nazaire à son incendie dans le port de New York. - Film documentaire de 2005, d’Eric Lange et Claude Villers, images de Jean Vivié. Production Lobster Films. Durée 50 min.

Dimanche 24 mai à 19 h 30, cinéma d’Escal’Atlantic. En partenariat avec Lobster Films. Entrée gratuite.

Réservation conseillée au 02 28 540 640. Egalement programmé au Havre.

 

Projections : « Normandie à Saint-Nazaire, ou la construction d’un géant dans la ville »

Comment les chantiers nazairiens se sont-ils adaptés à la construction de Normandie ? Quels aménagements ont été nécessaires ? « Normandie », un documentaire de 27 minutes tourné en 1936, montre des images impressionnantes de la construction du paquebot. À l’issue de la diffusion, un médiateur sera présent pour évoquer avec le public cette formidable aventure humaine.

Du samedi 23 au lundi 25 mai à l’Écomusée. Inclus dans le billet d’entrée à l’Écomusée. Trois projections chaque jour.

 

LE PROGRAMME DU HAVRE, DU 29 MAI AU 3 JUIN 2015

 

En écho à la manifestation nazairienne, au Havre, l’association French Lines, le MuMa – Musée d’art moderne André Malraux -, le Service du Patrimoine maritime de la ville du Havre et le cinéma Le Studio s’associent pour présenter, le temps de la traversée, un programme anniversaire pour découvrir ou redécouvrir le Normandie.

Tous renseignements au 02 35 24 19 13 et à l’adresse association@frenchlines.com.

 

Visite : « Normandie dans les collections de French Lines »

Avec Clémence Ducroix, secrétaire général de l’association, et Dorian Dallongeville, responsable des collections et des expositions, partez à la découverte de la mémoire du paquebot Normandie lors d’une exceptionnelle visite thématique des archives et des collections de French Lines.

Vendredi 29 mai à 18h30. Entrée 5 €, gratuit pour les membres de French Lines.

French Lines, 54 rue Louis Richard. Réservation conseillée au 02 35 24 19 13.

 

Conférence : « À la table d’un géant : gastronomie et arts de la table à bord de Normandie »

Lors de cette conférence, Jean-Baptiste Schneider, doctorant en histoire de l’alimentation à l’université François Rabelais de Tours, et Dorian Dallongeville, responsable des collections et des expositions à l’association French Lines, présentent le faste des salles à manger et des arts de la table à bord des paquebots de la Transat, et notamment du plus extraordinaire en matière de gastronomie : le paquebot Normandie.

Samedi 30 mai à 11h, cinéma Le Studio, 3, rue du Général Sarrail. Entrée gratuite.

Renseignements au 02 35 24 19 13. Egalement programmé à Saint-Nazaire.

 

Visite : « A la découverte des laques de Jean Dunand »

Sous la forme de courtes visites, Clémence Ducroix, secrétaire général de French Lines propose quelques éclairages historiques et iconographiques sur les laques de Jean Dunand de la collection du MuMa qui reprennent en format réduit les thèmes décoratifs du fumoir de la première classe du paquebot Normandie.

Samedi 30 mai au MuMa - Musée d'art moderne André Malraux, 2 boulevard Clemenceau. Départs à 14h30, 15h30 et 16h30. Entrée gratuite. Rendez-vous dans le hall du musée. Renseignements 02 35 24 19 13.

 

Conférence : « Normandie et Queen Mary »

La construction du paquebot Normandie pour la Compagnie Générale Transatlantique et celle de Queen Mary pour la Cunard relevait de deux projets assez similaires, mais menés dans des circonstances différentes. Leur mise en service puis leurs carrières respectives se sont déroulées dans un climat de rivalité, en particulier autour du Ruban Bleu, entretenu et mis en scène par les compagnies et par la presse. Antoine Resche, doctorant à l'université de Nantes (CRHIA/Labex EHNE), se propose d’apporter son éclairage sur cette rivalité et sur d’autres aspects moins connus de l’histoire de ces deux fleurons de la marine marchande internationale.

Dimanche 31 mai à 11h, cinéma Le Studio, 3, rue du Général Sarrail. Entrée gratuite.

Renseignements au 02 35 24 19 13

 

Conférence : « Les Arts décoratifs et les emménagements du paquebot Normandie »

Franck Sénant, Ingénieur du patrimoine au Ministère de la Culture et de la Communication et co-auteur de l’ouvrage « A bord des paquebots, 50 ans d’art décoratif » (éditions Norma - 2011) présente l’organisation des espaces publics et privés des différentes classes à bord du paquebot ainsi que les caractéristiques du style des décors et de l’ameublement du navire.

Lundi 1er juin à 18h30 au MuMa - Musée d'art moderne André Malraux, 2 boulevard Clemenceau. Entrée gratuite. Renseignements 02 35 24 19 13

 

Projection : « À bord du Normandie »

Des images rares tournées en couleurs retracent la vie à bord du paquebot lors de la dernière traversée vers New York en 1939. Le film évoque aussi le destin de ce paquebot de légende, de sa construction à Saint-Nazaire à son incendie dans le port de New York. - Film documentaire de 2005, d’Eric Lange et Claude Villers, images de Jean Vivié. Production Lobster Films. Durée 50 min.

Mercredi 3 juin à 20h30, cinéma Le Studio, 3, rue du Général Sarrail. Entrée 6 €.

Renseignements au 02 35 24 19 13. Egalement programmé à Saint-Nazaire.

 

French Lines conserve la mémoire de la marine marchande française.

Constituée au départ pour sauvegarder et pérenniser les fonds historiques de la Compagnie Générale Maritime, compagnie elle-même issue de la Compagnie Générale Transatlantique et de la Compagnie des Messageries Maritimes, French Lines, en 20 années d’existence, s’est donné pour mission d’étudier et de permettre la conservation des traces matérielles et immatérielles des entreprises et des hommes qui ont oeuvré dans tous les domaines du commerce maritime national.

Grâce à la richesse de ses fonds d’archives, de photographies, de films, de sons et ses collections, les adhérents, les salariés et les bénévoles de French Lines oeuvrent depuis 20 ans pour faire connaître au plus grand nombre par des projections, des conférences, des publications et par la circulation de ses nombreuses expositions les différents aspects et toutes les dimensions de cette vaste histoire.

Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine valorise le patrimoine des paquebots et de l’histoire de la ville, dans le cadre de ses missions de développement touristique de Saint-Nazaire et d’interprétation de son patrimoine. Un ensemble d’objets de collection exceptionnels, provenant de paquebots construits à Saint-Nazaire, est exposé à Escal’Atlantic, lieu de référence public sur le patrimoine de ces navires. L’Écomusée, musée de France, est dépositaire d’un fonds important concernant Normandie (photographies et documents).

Avec son Agenda Patrimoine, Saint-Nazaire Tourisme & Patrimoine propose par ailleurs une programmation culturelle croisant les thèmes et les regards, entre histoire et actualité. C’est une série de rendez-vous sur le port, en ville, et dans les sites de visite Escal’Atlantic et Écomusée. Un des axes forts de 2015 concerne la relation au voyage, avec notamment le cycle « Des paquebots pour des millions d’émigrants » en mars et ce temps fort en mai autour du paquebot Normandie.

 

(© : ANDRE WILQUIN / COLLECTION FRENCH LINES)

(© : ANDRE WILQUIN / COLLECTION FRENCH LINES)