Marine Marchande
Incertitudes sur la ligne maritime Toulon - Civitavecchia

Actualité

Incertitudes sur la ligne maritime Toulon - Civitavecchia

Marine Marchande

Malgré les aides publiques, la liaison maritime Toulon - Civitavecchia, inaugurée en avril 2005, reste dans le rouge. Cette année, les pertes de cette ligne, exploitée par Grimaldi et Louis Dreyfus Armateurs, devraient atteindre 3 millions d'euros, contre 5 millions l'an passé. Destiné au transport des camions entre la France et l'Italie, le roulier Eurostar Valencia peine à faire le plein, surtout en direction de la péninsule italienne : « Ca ne veut pas fonctionner et on ne peut pas obliger les gens à prendre le bateau. Le meroutage fonctionne partout en Europe, par exemple entre l'Espagne et l'Italie, qui ont de petites structures de transport. En France, nous sommes confrontés à l'importance des plateformes logistiques et, chez les transporteurs routiers, les habitudes sont bien ancrées », explique-t-on du côté des compagnies. « Il faut que ce mode de transport prenne dans le tissu économique, sinon on ne va pas demander au public de continuer à le subventionner ». Les armateurs estiment, de plus, qu'ils sont victimes du manque de contrôle des camions qui, selon eux, seraient nombreux à ne pas respecter la réglementation : « La vraie aide serait de mettre des gendarmes à Vintimille et de contrôler pour chaque poids lourd les charges à l'essieu. On sait très bien que la réglementation n'est pas appliquée et qu'on ferme les yeux ». En attendant que d'éventuelles mesures dissuasives voient le jour, le Conseil Régional de Provence Alpes Côte d'Azur a accordé récemment à GLD Lines une aide de 1 million d'euros sur trois ans. La compagnie va également bénéficier d'un peu plus de 2 millions d'euros de subventions en provenance du fond européen Marco Polo. Les armateurs se sont néanmoins engagés à rembourser les aides en cas de retrait, retrait qui n'est pas à l'ordre du jour.

Louis Dreyfus Armateurs