Science et Environnement
Iodysséus a mené à bien sa première mission d’étude consacrée au « bloom printanier »

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Iodysséus a mené à bien sa première mission d’étude consacrée au « bloom printanier »

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Iodysséus se félicite d’avoir pu mener à bien sa première campagne d’expédition océanographique à la voile au printemps 2019. Elle y voit la validation d’un « concept d’un modèle souple, évolutif, économique et sans émission de CO2 ». Elle prépare donc pour 2020 une nouvelle campagne de mesures et d’échantillonnages associant la Station Biologique de Roscoff, les Instituts de Chimie de Clermont-Ferrand et Max Planck en Allemagne, l’Ifremer, Euro-Argo, ou encore JCOMOPS sous l’égide de l’Unesco. 

Baptisée « Objectif Bloom », la première mission test a embarqué deux marins et deux scientifiques sur un voilier de course au large (class40) pendant 30 jours, entre le 20 avril et le 11 juin, pour parcourir 3500 milles entre le sud de l’Irlande et le golfe de Gascogne. Elle avait pour but de collecter des données sur le plancton lors du « bloom printanier » de l’Atlantique Nord. Le bloom est une efflorescence soudaine de micro-algues dans des zones d’upwelling (remontée d’eaux de fond, vers la surface, sur les franges du plateau continental). En plus de capter du dioxyde de carbone et relâcher de l’oxygène, ces planctons, lors des efflorescences auraient « un effet refroidisseur du climat dû à la dispersion de particules et micro-organismes planctoniques au sein des aérosols marins. Ces micro-organismes, disséminés jusqu’à la haute atmosphère, sont impliqués notamment dans la formation de nuages », indique Iodysséus.

 

© IODYSSEUS)

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La mission a permis de rapporter « des Gigas de données numériques exclusives sur les paramètres de l’eau de surface », indique un communiqué. Mais surtout de prélever « une riche palette d’échantillons microbiologiques prélevés in vivo dans les aérosols marins en conditions de mer agitée ». Iodysséus a aussi mis en oeuvre deux flotteurs de type Argo capables de plonger à 1000 et 2000 mètres de profondeur pour mesurer des paramètres biologiques, physiques et chimiques et de transmettre les données par satellite. L’un deux, un prototype, permettait également de mesurer le CO2 dissous dans l’eau. Les échantillons collectés doivent faire progresser la connaissance sur le couple océan-atmosphère.