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Israël recherche l'auteur d’une importante marée noire

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Israël recherche l'auteur d’une importante marée noire

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Une importante marée noire a souillé 90 % des 195 km de côtes d’Israël, sans que l’on en connaisse l’origine. Depuis le 17 février, des tonnes de goudron poussé par des vents forts se sont déposées de la limite avec la bande de Gaza jusqu’au Liban. Dans le sud du Liban, une réserve côtière où viennent des tortues marines a aussi été touchée. Les autorités israéliennes estiment qu’un pétrolier a probablement déversé à plus de 50 des côtes des dizaines de tonnes d’hydrocarbures, probablement du brut, environ une semaine avant que la pollution ne touche la côte.

Le REMPEC (Centre Régional Méditerranéen pour l'Intervention d'Urgence contre la Pollution Marine Accidentelle), sous l’autorité de l’OMI, sollicité par les autorités israéliennes, estimait, le 23 février, que la plupart des hydrocarbures de ce qui serait la pire marée noire de l’histoire d’Israël avaient atteint le rivage, tandis que 1.000 m3 de boulettes avaient été collectées. En parallèle, il travaille avec le Maritime Support Service de l’EMSA et l’Emergency Response Coordination Centre pour obtenir des images satellites permettant de déterminer la source de la pollution. En croisant les données avec celles des positions AIS, il a identifié 10 navires suspects.

Le pétrolier grec Minerva-Helen, un navire de 243.57 mètres et 103.643 tpl, a un temps été pointé du doigt. Minerva Marine, le gestionnaire du navire qui avait quitté Port Saïd (Egypte) le 13 février, a dénoncé des « allégations non fondées et inexactes ». Le navire a été inspecté le 22 février, à Carthagène, en Espagne. Une enquête a été ouverte, mais il s’est avéré que le navire n’est pas impliqué a expliqué le ministère de l’environnement. Ce dernier examine les cas de 23 navires suspects, douze autres ayant été écartés, indiquait le quotidien israélien Haaretz, lundi.

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