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iXblue : le drone DriX retenu par la NOAA américaine
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iXblue : le drone DriX retenu par la NOAA américaine

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Une référence de taille et un nouveau succès commercial pour le drone de surface développé par la société française iXblue, notamment pour des missions hydrographiques et de positionnements d’objets sous-marins.

Produit par le chantier du groupe à La Ciotat, le DriX a en effet été retenu par l’Ocean Exploration Collaboration Initiative (OECI), consortium scientifique américain regroupant la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), l’institution océanographique Woods Hole et plusieurs universités (Rhode Island, Southern Mississippi et New Hampshire), auxquelles s’ajoute le groupement Ocean exploration Trust.

 

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LeThomas Jefferson (© NOAA - ELIZABETH CRAPO)

 

Campagne d’essais à bord du Thomas Jefferson

Ce choix a été confirmé après une campagne conduite en octobre 2019 à bord de l’un des navires hydrographiques de la NOAA, le Thomas Jefferson. Des essais qui ont notamment porté sur l’intégration du drone sur ce navire de 63.4 mètres de long pour 13.7 de large, le système de lancement et de récupération (LARS) ou encore les moyens de communication nécessaires à sa mise en œuvre. Le LARS a été dans ce cas adapté aux bossoirs latéraux du Thomas Jefferson, qui ont déployé une structure flottante à double point de levage dans laquelle le DriX sort et entre automatiquement.

 

Le DriX dans son LARS lors des essais sur le Thomas Jefferson (

Le DriX dans son LARS lors des essais sur le Thomas Jefferson (© IXBLUE)

 

Le système commandé à iXblue par les Américains sera employé à partir de plusieurs navires, dont le Nautilus d’Ocean Exploration Trust. Il doit être livré en mars 2021 avec un LARS spécifique, qui permettra non seulement le déploiement du DriX, mais aussi d’autres types de drones, de surface ou sous-marins, par un simple changement de l’interface support. Le drone français réalisera essentiellement des missions de bathymétrie grâce à ses sondeurs embarqués, ainsi que le suivi, la communication et le positionnement d’engins sous-marins.

 

(© : IXBLUE)

(© : IXBLUE)

 

Une plateforme stable et silencieuse pour améliorer la collecte de données

C’est en 2017 qu’iXblue, a dévoilé le DriX, un drone de surface multi-missions dont le premier emploi est destiné à l’hydrographie. Un secteur que le groupe français connait très bien via sa division Sea Operations (ex-iXsurvey) et, comme pour celle-ci avec le catamaran FeliX, s’est appuyé sur l’expertise de son chantier de La Ciotat pour concevoir et réaliser son premier USV (Unmanned Surface Vessel). L’objectif de cet engin est de démultiplier les capacités de recueil d’informations en zones littorales comme en haute mer, sur la base d’une plateforme autonome endurante mais aussi extrêmement stable et silencieuse. Un aspect crucial pour la qualité des données collectées par les senseurs immergés. « Le DriX offre des avantages évidents sur le plan économique, mais en plus son efficacité est très supérieure à ce que l’on fait avec des navires. Il est très stable, y compris par mer formée, sachant que nous l’avons éprouvé par mer 4/5, et également très silencieux. Ca ne parait rien mais ça change tout car on peut ainsi utiliser au mieux les senseurs et réaliser des collectes de données parfaites », explique à Mer et Marine Sébastien Grall, directeur du chantier iXblue de La Ciotat.

 

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