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Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne

Interview

Jean-Yves Le Drian, président du Conseil Régional de Bretagne

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Un peu plus de sept ans après la catastrophe, le procès du naufrage de l'Erika s'ouvre lundi devant le tribunal correctionnel de Paris. En tout, 15 prévenus comparaissent pour « pollution maritime » et « complicité de mise en danger de la vie d'autrui ». Sont notamment poursuivies quatre filiales de Total, affréteur du pétrolier maltais. En sombrant au large de la Bretagne avec ses 30.000 tonnes de fioul lourd, l'Erika a provoqué une vaste marée noire, dont la côte atlantique porte encore, par endroit, les stigmates. En tout, 400 kilomètres de littoral seront touchés, entre le Finistère sud et la Charente Maritime, 270.000 tonnes de déchets mazoutés devront être récupéré et pas moins de 150.000 oiseaux seront tués. Dans ce procès, qui doit durer jusqu'au 13 juin, la justice devra déterminer les responsabilités des différents protagonistes. Plus de 70 parties civiles sont représentées, notamment les collectivités locales, comme la région Bretagne. Jean-Yves Le Drian évoque les enjeux de ce procès et les mesures prises après le naufrage, notamment en matière de sécurité maritime. Avec le président socialiste du Conseil Régional de Bretagne et ancien secrétaire d'État à la mer, nous sommes également revenus sur le « préjudice écologique », une notion que les collectivités souhaitent voir intégrer à la condamnation.
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Interview réalisée par Vincent Groizeleau - © Mer et Marine - Février 2007

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