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JIfmar : Le nouveau Roxane Z bon pour le service

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JIfmar : Le nouveau Roxane Z bon pour le service

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C’est au profit d’EDF, dans le cadre du développement du futur champ éolien de Courseulles-sur-Mer, que le nouveau navire amiral de la compagnie française Jiffmar Offshore Services va débuter sa carrière. Plus grosse unité réalisée jusqu’ici par le chantier néerlandais Neptun Shipyard BV, le Roxane Z doit achever ses essais à Rotterdam ce week-end afin d’être opérationnel la semaine prochaine. Long de 34 mètres pour une largeur de 13 mètres, ce navire multifonctions, capable de naviguer à 10 nœuds, est équipé de deux moteurs Caterpillar 3512C de 1140 kW chacun, avec un propulseur Z-Drive et un propulseur d’étrave, ce qui lui offre un positionnement dynamique de classe 2. Le Roxane Z dispose d’une capacité de remorquage de 50 tonnes et de manutention d’ancres de 125 tonnes. Il est doté de quatre points d’ancrage et deux grues, l’une à l’avant de 32.9 tonnes à 8.7 mètres et 20.5 tonnes à 14 mètres, et l’autre à l’arrière de 24.4 tonnes à 7.9 mètres et 10.3 tonne à 16.5 mètres. Pour la lutte contre les incendies, le navire est gréé avec un système FiFi 1 comprenant deux puissants canons à eau.

 

Le Roxane Z avant sa mise à l'eau (© JIFMAR OFFSHORE SERVICES)

Le Roxane Z avant sa mise à l'eau (© JIFMAR OFFSHORE SERVICES)

Le Roxane Z (© JIFMAR OFFSHORE SERVICES)

Le Roxane Z (© JIFMAR OFFSHORE SERVICES)

 

Le choix du pavillon luxembourgeois

Représentant un investissement de plus de 10 millions d’euros pour Jifmar, le Roxane Z reprend le nom d’un des premiers bateaux de la société, créée en 2005 et qui connait depuis un bel essor. Contrairement à son habitude, on notera Jifmar n’a pas immatriculé son nouveau bateau en France mais au Luxembourg. Ce n’était pas initialement sa volonté. Mais l’armateur, qui n’est pas le premier à déplorer la lenteur et la complexité de l’administration française, surtout avec les navires « spécialisés », n’arrivait pas dans les délais impartis par ses engagements contractuels à faire entrer son bateau de 499 UMS dans les cases des Affaires maritimes. Après des semaines de discussions, la société a fini par jeter l’éponge de la francisation et s’est tournée vers un pavillon étranger. Non pas les Pays-Bas, qui lui proposaient pour un navire construit sur leur territoire de régler le problème en 48 heures, mais le Luxembourg, où les formalités ont été bouclées en 5 jours ouvrés…

 

Le Roxane Z (© JIFMAR OFFSHORE SERVICES)

Le Roxane Z (© JIFMAR OFFSHORE SERVICES)

 

Chasse aux mines et pose de câbles

Pour sa première mission, le navire va donc travailler sur le site du futur champ éolien de Courseulles-sur-Mer. Doté de moyens sonars et d’un robot sous-marin (ROV), il sera chargé d’effectuer une opération de discrimination d’objets présents au fond de l’eau. De nombreux engins explosifs, mines, bombes et autres munitions datant des deux guerres mondiales, sont en effet encore présents au large des côtes françaises, notamment en Manche. Dans le cadre de la construction des parcs d’éoliennes offshore, il convient donc d’assurer la sécurité des fonds marins et, pour se faire, rechercher et identifier les menaces potentielles. Une fois repérées, celles-ci sont ensuite traitées par les unités de déminage de la Marine nationale.  

A l’issue de ce premier contrat au profit d’EDF, le Roxane Z partira pour les eaux britanniques afin d’assurer la pose de deux câbles reliant l’île de Wight à la côte anglaise. Des missions qui l’occuperont normalement jusqu’au mois de mai. 

Jifmar Offshore Services