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Boris Johnson veut faire du Royaume-Uni le champion de l’éolien offshore

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Boris Johnson veut faire du Royaume-Uni le champion de l’éolien offshore

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Le premier ministre britannique veut faire de son pays un champion de l’éolien. Boris Johnson présente, dans une tribune publiée par le Financial Times, un plan en dix points pour faire de son pays le « centre numéro un pour la technologie et la finance vertes, créant les fondations de décennies de croissance économique ». Ce plan à 12 milliards de livres est présenté comme une « révolution verte » en mesure de « créer et de soutenir quelque 250.000 emplois », a-t-il affirmé.

La première de ces mesures consiste à faire du Royaume-Uni « l’Arabie saoudite de l’éolien ». En octobre dernier, Boris Johnson avait déjà dit vouloir faire du pays, le leader de la production d’énergie verte à bas coût. Il veut multiplier par quatre la capacité de production du secteur éolien d’ici 10 ans. Ainsi, chaque foyer britannique pourrait être alimenté par de l’électricité provenant de l’éolien offshore d’ici la fin de cette décennie. Le plan prévoit également d’investir dans l’hydrogène et le nucléaire, d’interdire les ventes de voitures diesel ou essence d’ici 2030, de développer un avion zéro émission ou encore de favoriser la rénovation thermique des logements et la pratique du vélo et de la marche.

Ces déclarations interviennent alors que l’on attend des annonces de la Commission européenne sur l’éolien offshore aujourd’hui. Selon un document de travail de la Commision européenne, cité par l’Agence Reuters et Euractiv’, la feuille de route en matière d’énergies renouvelables prévoit de multiplier par 25 l’éolien en mer d’ici à 2050. La capacité européenne offshore de 12 GW aujourd’hui passerait à 60 GW d’ici 2030 et 300 GW d’ici à 2050. Selon Euractiv, « cette croissance rapide devrait coûter 789 milliards d’euros dans l’ensemble et créer 62 000 emplois dans l’industrie ». Un renforcement de la coopération transfrontalière serait également prévu pour stimuler l’éolien offshore. Actuellement, selon Euractiv’, il n’existe qu’un seul site « hybride ». Il s’agit du champ danois de Kriegers Flak (Baltique), interconnecté avec les réseaux électriques allemands et danois.

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