Marine Marchande
Kawasaki et Shell veulent transporter de l'hydrogène liquéfié

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Kawasaki et Shell veulent transporter de l'hydrogène liquéfié

Marine Marchande

L’hydrogène sera sans doute l'un des combustibles du futur : plus propre, moins cher, disponible partout, ses avantages ont déjà suscité l’intérêt de nombreux industriels. Dès 2010, un programme européen, baptisé IDEALHY (Integrated Design for Efficient Advanced Liquefaction of Hydrogen), a réuni universitaires et industriels avec comme idée de travailler sur un process de liquéfaction de l’hydrogène viable et économe en énergie. Trois ans plus tard, les travaux du groupe ont démontré la possibilité de réduire de 50% l’énergie nécessaire à la liquéfaction de l’hydrogène, ouvrant la voie à des nouvelles possibilités de transport et d’exploitation.

Parmi les acteurs présents dans le projet se trouvaient notamment le groupe anglo-néerlandais Shell et le japonais Kawasaki Heavy Industries. Ils ont poursuivi leurs travaux et ont annoncé, cette semaine, le lancement d’un projet de navire de transport d’hydrogène liquéfié. Kawasaki a déjà noué des partenariats avec Iwatani, spécialiste de la logistique, et J-Power, concepteur d’usines de liquéfaction. Shell, de son côté, a voulu s’associer à tous ces spécialistes japonais de l’hydrogène pour préparer son entrée sur un marché qu’il voit comme en forte croissance.

L’idée de ce premier partenariat repose sur la production d’hydrogène en Australie, à partir du charbon de faible qualité très abondant. La molécule sera ensuite liquéfiée puis transportée à bord de navires spécifiquement destinés à cet usage, qui la livrera au Japon. Les industriels annoncent un prix de vente de 30 yen (26 cents) par mètre cube, avec un prix de production de 16 yen par kWh.  Ils visent une importation de 660.000 tonnes d’ici 2030, soit 1.5% de la consommation énergétique japonaise.

Une opération pilote devait démarrer d’ici 2020.

 

(DROITS RESERVES)

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