Pêche
ABONNÉS

Fil info

Keroman : Moins bonne pêche en 2017

Pêche

En 2017, l'activité du port de pêche de Lorient a connu un léger tassement. Volume (26.219 t) et valeur (82,8 M€) sont à la baisse. Une production globale à nuancer : si la pêche fraîche au large et les apports extérieurs ont diminué, la pêche côtière a, elle, progressé. Et Keroman reste l'un des premiers ports de pêche français, aux côtés de Boulogne et du Guilvinec.

26.219 tonnes de poissons et crustacés ont été débarquées à Keroman l'an dernier. Un volume en baisse de 2,47 % (663 t) par rapport à 2016 qui avait été « une très bonne année », reconnaît Maurice Benoish, le président de la Sem (Société d'économie mixte) Keroman. Le chiffre d'affaires généré par ces débarques est lui aussi en baisse : 82,8 M€ contre 86,7 M€ en 2016. Mais avec un prix moyen autour de 3,16 €/kg, Lorient reste une place commerciale attractive. 300 bateaux ont vendu sous la halle à marée lorientaise l'an dernier et 232 acheteurs s'y sont approvisionnés. La plus grosse perte de tonnage, c'est dans les débarquements espagnols que Keroman l'enregistre : 1.145 t de moins soit une baisse de 34,21 % par rapport à 2016. « Ils ont préféré aller débarquer à Douarnenez ou La Rochelle », indique Maurice Benoish. « C'était plus proche de leurs zones de pêche ».

La pêche au large en recul

La cellule commerciale, en charge des apports extérieurs, enregistre elle aussi un tassement de son activité : le tonnage est en baisse de 1,47 % à 5.087 t. « La cellule travaille majoritairement sur des poissons pêchés en Écosse et Irlande. Ces zones ont connu beaucoup de mauvais temps l'an dernier », explique Maurice Benoish. Pour autant, le chiffre d'affaires généré est en hausse de 2,71 % à 13,4 M€. Enfin, la pêche fraîche au large aussi accuse une baisse de tonnage en 2017 : 11.992 t, c'est 4,45 % de moins qu'en 2016. « Les arrêts techniques sur les bateaux de la Scapêche ont été nombreux, surtout au deuxième semestre », indique le président de la Sem Keroman.

Abondante sardine

Au final, le bilan de la première mise en marché reste positif sur 2017 : avec 24.018 t, le volume est en hausse de 481 t par rapport à 2016. Le chiffre d'affaires (77,2 M€) recule de 30.000 €. Baisse également du prix moyen (3,22 €/kg). Pour Maurice Benoish, l'explication se trouve dans les apports de sardines l'an dernier. Les volumes débarqués ont plus que doublé entre 2016 et 2017. « Ce n'est pas le poisson qui se vend le plus cher... ». L'abondance du poisson bleu participe d'ailleurs des bons résultats de la pêche côtière : en 2017, le volume débarqué (6.938 t) est en hausse de 19,17 % et le chiffre d'affaires (29,9 M€), de 2,13 %. Le prix moyen par contre est en baisse de 14,3 %. Parmi les espèces les plus débarquées l'an dernier, le merlu reste en tête même s'il a été moins abondant qu'en 2016. Lotte, lieu noir, lingue bleue et églefin sont aussi en forte augmentation. Les volumes de sabre et de merlan, par contre, sont en nette diminution.

 

Moins de langoustines

La langoustine aussi est en recul (180 t de moins qu'en 2016). Mais son prix moyen a augmenté, passant de 11,22 €/kg en 2016 à 12,04 €/kg en 2017. Renouvellement et rajeunissement de la flotte, modernisation du port, accroissement du nombre d'acheteurs... Le président de la Sem Keroman pour quelques jours encore (son successeur sera élu le mercredi 24 janvier) reste confiant. « On n'a pas progressé par rapport à 2016, qui étaient une très bonne année. On fait une pause... Et on peut espérer la reprise du développement en 2018 ».

 

Un article de la rédaction du Télégramme

 

Port de Lorient