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La CGT appelle à une nouvelle grève de quatre jours dans les ports français

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La CGT appelle à une nouvelle grève de quatre jours dans les ports français

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A l'issue d'une réunion de l'ensemble des syndicats portuaires, mardi à Montreuil, la Fédération Nationale des Ports et Docks CGT a annoncé hier une reconduction des actions dans les ports français entre vendredi et lundi. Durant ces quatre jours, les agents et les dockers sont appelés, alternativement, à cesser le travail, ce qui va fortement perturber une partie des terminaux. On notera que la grève ne touche pas uniquement les Grands Ports Maritimes (Marseille, Le Havre, Dunkerque, Nantes Saint-Nazaire, Rouen, Bordeaux et La Rochelle), mais aussi certains ports « secondaires », comme celui de Brest. Dans les GPM comme dans les anciens ports nationaux, de nombreux professionnels dénoncent les conséquences du mouvement, qui dure maintenant depuis plus de deux semaines, sur l'économie et les entreprises. « Quelques dizaines de dockers et d'agents du port prennent en otage une cinquantaine d'entreprises et plus de 2000 emplois directs, ainsi que de très nombreux emplois indirects », estime, ainsi, l'Union Maritime de Brest et sa Région (UMBR).

La fédération prête à inscrire le mouvement dans la durée

Du côté de la FNPD CGT, la responsabilité est rejetée sur le gouvernement. Le bras de fer porte toujours sur la question de la cessation anticipée d'activité des travailleurs portuaires pour cause de pénibilité. La fédération accuse l'Etat de revenir sur un projet d'accord avec le patronat (en date du 27 octobre) validé en novembre dernier par le cabinet de Jean-Louis Borloo, alors ministre de l'Ecologie et des Transports. A l'époque, les syndicats avaient, disent-ils, obtenu une anticipation de quatre années. Mais, suite au remaniement ministériel de la fin 2010, le nouveau gouvernement n'a pas entériné cette proposition. S'il a accepté de reconnaître la pénibilité des métiers portuaires, la durée maximale d'anticipation est aujourd'hui fixée à deux ans. Dans un courrier en date du 24 janvier, le secrétaire d'Etat aux Transports précise que « ce nouveau dispositif s'ajoutera à celui déjà en vigueur pour les travailleurs exposés à l'amiante qui peuvent, sous certaines conditions, cesser leur activité dès 50 ans ». Et d'affirmer, au passage, que « c'est déjà le cas de près d'un tiers des personnels de la manutention portuaire ». Prévenant qu'elle est prête à inscrire son mouvement « dans la durée », la FNPD se dit, de son côté, « indignée » par le « revirement gouvernemental » et réclame un retour aux « engagements actés avec les employeurs lors de la réunion du 27 octobre ». Thierry Mariani, de son côté, appelle « à la responsabilité de chacun » et souhaite que la CGT revienne à la table des négociations. « Il en va de l'avenir des ports français comme de l'avenir de l'ensemble des professions portuaires », estime le secrétaire d'Etat aux Transports.

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