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La Chine lance une fusée depuis une plateforme offshore

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La Chine a procédé le 5 juin au lancement d’une fusée spatiale Chang Zheng (Longue Marche) 11 depuis une plateforme offshore située en mer Jaune, au large de la province de Shandong. Une première pour le pays, selon lequel l’opération a été un succès. Tirée depuis un silo, à l’image d’un missile balistique, la fusée, propulsée au propergol solide, a d’après Pékin mis en orbite basse sept satellites. Deux d’entre eux, développés par l’Académie chinoise de technologie spatiale, ont pour but d’assurer la surveillance des parcs éoliens installés au large des côtes chinoises et d’accroître les prévisions météorologiques et la surveillance des typhons. Les cinq autres sont présentés comme des engins commerciaux conçus par China Electronics Technology Croup et qui représente le premier système de petits satellites chinois fonctionnant en bande Ka.

 

Après les occidentaux, qui sont néanmoins revenus de ce concept, la Chine accède donc au marché des lancements maritimes de fusées. Pour elle, l’avantage de la solution offshore est d’être mobile, donc positionnable plus près de l’Equateur, ce qui réduit les coûts. Cela évite par ailleurs des tirs depuis des installations terrestres situées non loin de zones fortement peuplées.

Ce lancement constitue un nouveau pas dans l’aventure spatiale chinoise. Mais ne semble pas devoir constituer pour le moment du moins une menace pour les lanceurs occidentaux. Américains et Européens disposent en effet de sites de lancement naturellement bien positionnés géographiquement, comme Kourou en Guyane, et de fusées aux capacités supérieures à la CZ 11, donnée pour pouvoir mettre en orbite basse 700 kilos de charge utile et seulement 350 kilos en orbite héliosynchrone. A comparer par exemple à la fusée européenne Vega, qui peut emporter jusqu’à 2.3 tonnes, Ariane 5 (de 18 à 21 tonnes) et la future Ariane 6 conçue pour pouvoir placer jusqu’à 14.9 tonnes en orbite héliosynchrone.