Disp POPIN non abonne!
Défense

Actualité

La Chine met à l’eau son second porte-avions

Défense

Le second porte-avions de la marine chinoise, et tout premier bâtiment de ce type réalisé dans le pays, a été mis à l’eau hier au chantier de Dalian. Ce dernier avait livré en 2012 le Liaoning (ex-Varyag russe), dont la coque inachevée avait été rachetée en 2002 par la Chine.

Le nouveau porte-avions chinois, dont la construction a débuté en novembre 2013 selon l'Armée Populaire de Libération et qui devrait être réceptionné par la marine en 2020, reprend les grandes lignes architecturales du Liaoning, mais il s’agit évidemment d’une version modernisée. Le pont d’envol est semble-t-il un peu modifié et l’îlot, plus compact et furtif, arbore de nouveaux radars.

 

Mise à l'eau du nouveau porte-avions chinois

Mise à l'eau du nouveau porte-avions chinois (© APL - FENG KAIXUAN)

 

Pour mémoire, le Liaoning mesure 304 mètres de long et affiche un déplacement d’environ 65.000 tonnes en charge. Conçu pour atteindre les 30 nœuds, il est armé par près de 2000 marins, auxquels s’ajoutent les personnels du groupe aérien embarqué, soit 500 à 600 hommes. Pour l’heure, le bâtiment n’embarque que des avions du type J-15, copie chinoise du chasseur russe Su-27 Flanker. 24 à 26 appareils pourraient être logés à bord, en plus d’une bonne douzaine d’hélicoptères. Le Liaoning apparait donc essentiellement, en l’état actuel des choses, comme une plateforme de défense aérienne de zone. Toutefois, les Chinois auraient adapté le J-15 pour lui permettre, en plus de l’armement air-air, de mettre en œuvre des missiles antinavire ainsi que des bombes. De plus, de nouveaux appareils doivent être développés et apporteront sans doute, à l’avenir, des capacités d’attaque accrues.

 

Le Liaoning

Le Liaoning (© APL)

 

En matière d’armement propre, le Liaoning dispose d’équipements dédiés à son autodéfense, avec des systèmes surface-air FL 3000, ainsi que des canons multitubes. 

Selon certaines sources, un troisième porte-avions chinois serait en construction dans la région de Shanghai. Pékin envisage également, pour la suite, de se doter d’une unité à propulsion nucléaire.

- Voir différentes photos du nouveau porte-avions chinois sur le site Asian Defence

 

 

Marine chinoise