Construction Navale
La Chine pousse son industrie navale à acquérir des sociétés étrangères
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La Chine pousse son industrie navale à acquérir des sociétés étrangères

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Pékin semble avoir décidé de passer à la vitesse supérieure afin de renforcer et développer son industrie navale. Après avoir inondé le marché dans le domaine des navires de commerce, puis s’être attaqués à l’offshore, les chantiers chinois font face, comme leurs voisins asiatiques, à la crise que traverse une grande partie du secteur maritime. Ils doivent donc revoir leur stratégie. Alors que l’effondrement des commandes a déjà entrainé la fermeture de nombreux sites, la situation impose une restructuration globale et une accélération de la montée en gamme des constructeurs chinois sur les segments de marché qui demeurent porteurs ou sont en train d’émerger.

Leader mondial devant la Corée et le Japon

Pour mémoire, la Chine est aujourd’hui le leader mondial de la construction de navires. En 2015, selon les chiffres du courtier Barry Rogliano Salles, le carnet de commandes global de ses chantiers atteignait 1651 navires pour un total de plus de 121 millions de tonnes de port en lourd. Cela représentait une part de marché de 43%, loin devant les chantiers coréens (759 navires, 82 millions de tpl, 29% de pdm) et japonais (910 navires, 82 Mtpl, 22%). L’Europe, elle, ne représente plus que 2 à 3% du volume de bateaux construits. Toutefois, les constructeurs européens ayant survécu à la concurrence asiatique ont, grâce à une spécialisation sur les plateformes innovantes et de très haute technicité, qu’elles soient civiles ou militaires, pu conserver une activité restreinte mais très enviable. Ainsi, la valeur du carnet de commandes européen est devenue la plus importante a

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