Marine Marchande
La Chine va se doter d’un grand navire de sauvetage
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La Chine va se doter d’un grand navire de sauvetage

Marine Marchande

Quand la Chine avait annoncé qu'elle souhaitait se doter d’un grand navire de sauvetage, en 2018, l'information était passée relativement inaperçue. A cette époque le Shanghai Merchant Ship Design and Research Institute des chantiers China State Shipbuilding Corp (CSSC) était en phase de conception d’un navire de 133 mètres de long pour 26 de large. Un navire destiné à enrichir la flotte de navires de secours du Bureau du sauvetage de Nanhai, sous l’autorité du ministère des Transports chinois, pour opérer en mer de Chine méridionale.

Deux ans plus tard, il semble que le projet a bien pris corps, puisque le groupe néerlandais Huisman, spécialisé dans les grues et leurs applications offshore, rapporte qu’il va équiper ce navire. Huisman fournira une grue à compensation de houle de 250 tonnes capable d’intervenir à des profondeurs allant jusqu’à 3000 mètres. Le système de treuil de 500 tonnes sera pour sa part situé sous le pont, pour une meilleure stabilité. Il aura deux tambours pour être utilisé pour le remorquage ou comme moyen de levage en ayant recours au portique à l’arrière. Grue et treuils seront fabriqués en Chine, par Huisman Zhangzhou, et livrés au troisième trimestre 2021 et premier trimestre 2022.

Selon la présentation sommaire faite il y a deux ans, le navire sera équipé de deux moteurs de 7000 kW. Conçu pour des opérations de sauvetage, mais aussi le remorquage en haute mer, la lutte incendie et antipollution, ainsi que l’exploration en eaux profondes, il doit pouvoir naviguer à 17.5 nœuds et fonctionner en autonomie pendant 90 jours. Le navire, dont on ignore encore le nom, sera en mesure d’embarquer 30 membres d’équipages, ainsi qu’une équipe de recherche et de sauvetage de 90 personnes et pourra accueillir 200 personnes secourues. Il sera équipé d'une plateforme hélicoptère, d’installations médicales, de submersibles de sauvetage pouvant plonger jusqu’à 300 mètres et de robots sous-marins téléopérés en mesure d'atteindre 6000 mètres de profondeur.

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