Construction Navale
La Chine veut construire des brise-glaces nucléaires et conventionnels

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La Chine veut construire des brise-glaces nucléaires et conventionnels

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Xue Long - Dragon des Neiges - est le nom des deux premiers brise-glaces scientifiques chinois. Le premier, qui mesure 167 mètres, a été construit en Ukraine en 1993, d’abord comme cargo, puis transformé en navire scientifique polaire quand il a été racheté par l’institut polaire chinois. Le deuxième, Xue Long 2, a été construit en Chine à partir d’un design Aker Arctic. Sorti des chantiers de Jiangnan l’été dernier et d’une longueur de 122 mètres, il effectue actuellement sa première campagne en Antarctique.

Les ambitions polaires de la Chine ne s’arrêtent pas là. Avec cinq stations scientifiques en Antarctique et une en Arctique, Pékin a un très gros besoins logistiques. De plus, la Chine compte bien faire partie du développement géostratégique et commercial des zones polaires. Et elle mobilise son industrie dans ce sens.

Fin juin, l’agence gouvernemental du nucléaire a ainsi lancé son premier appel d’offres pour la construction d’un brise-glace à propulsion nucléaire. Outre sa vocation nautique et scientifique, ce premier projet nucléaire en mer serait également, pour l’industrie chinoise, l’occasion de s’en servir comme banc de test avant un éventuel développement pour bâtiments militaires, en l'occurence des porte-avions. Sur l’avancée de ce projet et son déploiement, il n’y a pas beaucoup d’informations. De nombreux observateurs se questionnent sur la compatibilité d’une propulsion nucléaire avec le cadre règlementaire du Traité de l'Antarctique. Et sur la nécessité d’un brise-glace aussi puissant pour les glaces plus fines de l’été antarctique. Ce qui pourrait laisser penser qu’un tel bateau pourrait davantage être destiné à l’Arctique où la Chine se positionne fortement, notamment pour les routes commerciales polaires.

Par ailleurs, un autre projet de Xue Long a été présenté par le constructeur CSIC au salon Marintec de Shanghai la semaine dernière. Doté d’une propulsion conventionnelle, ce dernier afficherait un déplacement de 26.000 tonnes et une classe PC2, soit l’équivalent de la nouvelle série des brise-glaces russes de Rosatom. On ne connaît pas encore tous les détails techniques, mais il pourrait embarquer 180 scientifiques et deux hélicoptères.

 

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