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La CMA-CGM signe le rachat de Delmas

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La CMA-CGM signe le rachat de Delmas

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Comme nous vous l'annoncions hier après-midi, le protocole d'accord pour la vente de la compagnie Delmas à la CMA-CGM (leader français du transport maritime et cinquième mondial) a été signé pour un montant avoisinant les 600 millions d'euros. En absorbant la filiale du groupe Bolloré, la CMA-CGM, passe du cinquième au troisième rang mondial des transporteurs maritimes.
Les 1050 salariés de Delmas attendent maintenant de voir comment va se présenter le rapprochement. Le comité central d'entreprise avait approuvé la vente mercredi dernier. "Les engagements de l’acheteur sont acceptables. Il n'y aura pas de mobilités forcées ni de délocalisations", explique un responsable de la CFDT. Ce vote de confiance est intervenu après la publication d'un rapport remis par un cabinet d'expertise. Ce dernier avait passé à la loupe l'offre de la CMA-CGM et ses conséquences pour la compagnie et ses employés. Les syndicats attendent de voir quelles synergies vont être trouvées entre les deux entreprises et si des réductions d'effectifs sont à prévoir: "Nos craintes, c'est qu'on fait le même métier...", résume ce délégué du personnel.

Portes ouvertes sur l'Afrique

Avec la reprise de l'armement havrais, la CMA-CGM s'ouvre les portes de l'Afrique. Delmas est en effet le leader du transport maritime en Afrique et ses 7 lignes régulières irriguent tous les grands ports du continent, avec des extensions pour acheminer les marchandises à l'intérieur des terres. "Ce grand spécialiste de la région va apporter à notre groupe son expérience et sa forte notoriété dans le transport depuis, et vers l'Afrique de l'Ouest", expliquait hier soir la direction de la CMA-CGM. Le protocole d'accord signé avec le groupe Bolloré porte sur la cession des 51 navires de Delmas (dont 21 en propriété), des lignes exploitées, des sociétés Otal, Setramar et de 50% du capital de Sudcargo. Le rachat de la compagnie permettra à la CMA d'aligner pas moins de 223 navires.

Delmas restera-t-elle au Havre?

Si aucune menace directe ne pèse pour l'heure sur les emplois, dont 470 sédentaires, des interrogations subsistent autour du maintien du siège social au Havre. "Le siège de la CMA-CGM étant à Marseille, le groupe pourrait être tenté de rapatrier Delmas dans les Bouches du Rhône. Ce qui est certains, c'est que le grand centre de décision sera là bas. A nous maintenant de faire en sorte que Le Havre puisse s'affirmer comme un deuxième grand pôle face à Marseille", précise-t-on à la CFDT.
Après un été entier de négociations, le protocole d'accord est donc signé mais pour qu'il entre en application, il doit d'abord être validé par Bruxelles. Si la Commission européenne donne son feu vert, la cession définitive interviendra début 2006.

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