Construction Navale
La croisière fait surchauffer la construction navale italienne

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La croisière fait surchauffer la construction navale italienne

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Trop de paquebots et surtout trop de prototypes à développer et construire en même temps. C’est en grande partie la cause des mauvais résultats financiers enregistrés en 2015 par Fincantieri. Après avoir dégagé un bénéfice de 67 millions d’euros en 2014, le groupe public italien accuse une perte de 175 millions pour l’année dernière, malgré le quasi-doublement des contrats engrangés (10.1 milliards d’euros contre 5.6 milliards en 2014) amenant son carnet de commandes à 22 milliards d'euros, contre 15 milliards. D’une trésorerie forte de 44 millions en cash fin 2014, l’industriel est passé à une dette de 438 millions un an plus tard (liée en partie à l’avance de financement de quatre paquebots livrables au premier semestre 2016).

L’activité croisière, la plus importante du groupe, dont le chiffre d'affaires a atteint 4.4 milliards d'euros (contre 4.18 en 2014) est la principale responsable de cette situation. Au-delà des effets liés au taux de change entre le dollar et l’euro, qui a selon Fincantieri contribué aux pertes à hauteur de 41 millions d’euros (la faiblesse de la monnaie européenne étant toutefois bénéfique pour les prises de commandes), les chantiers italiens, après une période difficile en matière de plan de charge, se sont en moins de deux ans retrouvés saturés.

Explosion des commandes depuis 2014

Il faut en effet rappeler que

Fincantieri | Actualité du constructeur naval italien