Croisières et Voyages
A la découverte de l’Astor, futur Jules Verne de Croisières et Voyages Maritimes

Reportage

A la découverte de l’Astor, futur Jules Verne de Croisières et Voyages Maritimes

Croisières et Voyages

Au printemps 2021, le petit paquebot Astor sera rebaptisé Jules Verne pour être exploité à l’année au départ des ports du Havre et de Marseille par la compagnie britannique CMV, qui lance une nouvelle filiale dans l’Hexagone : Croisières et Voyages Maritimes.

Ce navire de 176.5 mètres de long pour 22.6 mètres de large et seulement 20.700 GT de jauge bénéficiera, avant de débuter sa nouvelle activité, d’un arrêt technique au cours duquel l’ensemble de ses espaces publics seront francisés, le navire bénéficiant au passage d’un rafraichissement général et de différentes modifications et adaptation pour ses futures croisières exclusivement francophones. 10% des cabines, soit 28 sur un total de 289 (dont 42 suites), passeront également en catégorie « single » afin de permettre passagers voyageant seuls de pouvoir partir sans un lourd supplément tarifaire. Cela réduira la capacité maximale à 550 passagers, servis par environ 300 membres d’équipage. Le Jules Verne arborera également une nouvelle livrée, ses superstructures demeurant blanches mais sa coque et sa cheminée passant au bleu.

 

L'Astor, ici en Seine en 2015 avec le logo Transocean sur la cheminée (©  FABIEN MONTREUIL)

L'Astor, ici en Seine en 2015 avec le logo Transocean sur la cheminée (©  FABIEN MONTREUIL)

L'Astor, ici en Seine en 2015 (©  FABIEN MONTREUIL)

L'Astor, ici en Seine en 2015 (©  FABIEN MONTREUIL)

 

Construit par le chantier HDW de Kiel, en Allemagne, l’Astor a été mis en service en 1987. Il est initialement commandé par un armement sud-africain dans la perspective d’être exploité entre Southampton et Le Cap. Mais, dès 1988, le navire est racheté par l’URSS et débute une brève carrière sous pavillon soviétique (avec Odessa comme port d’attache) au sein de la Compagnie maritime de la mer Noire, qui le renomme Fedor Dostoyevskiy. Suite à la chute de l’Union soviétique, le paquebot, qui avait commencé à être affrété par des compagnies d’Allemagne de l’ouest, passera entre différentes mais et est ré-immatriculé aux Bahamas en 1991. Quatre ans plus tard, il retrouve son nom d’origine et, depuis 1996, est exploité régulièrement pour le compte du tour opérateur allemand Transocean Tour, repris par Cruise & Maritime Voyages en 2014. La même année, l’armement grec Global Maritime Group, actionnaire de CMV, rachète l’Astor, qui continue d’accueillir une clientèle allemande. Avec notamment, fin décembre, un nouveau tour du monde de 128 jours pour ce navire globe-trotter, qui n’en est pas à sa première circumnavigation. Alors que CMV en a déjà organisé une demi-douzaine depuis sa création il y a 10 ans (à bord de ce navire ainsi que des Magellan et Columbus), l’Astor, cette fois sous le nom de Jules Verne, partira le 8 janvier 2022 de Marseille pour son premier tour du monde (en 124 jours) avec des passagers français. Un tel périple pour une clientèle 100% francophone n’a d’ailleurs pas été proposé depuis une décennie.

 

L'Astor en septembre dernier (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

L'Astor en septembre dernier (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Pour son premier navire, qui en appellera d’autres si le succès est au rendez-vous, CMV France a choisi le nom de Jules Verne, en hommage au génial écrivain français, né à Nantes en 1828 et dont l’œuvre fut marquée par les récits d’aventures, notamment à travers la mer, qu’il a bien connue. Un clin d’œil aussi pour l’Astor, qui a déjà porté le nom d’un célèbre romancier, le russe Fedor Dostoïevski, dont on célèbrera justement, en 2021, le bicentenaire de la naissance.

Déjà trentenaire mais très bien entretenu et rénové plusieurs fois depuis sa mise en service, l’Astor s’est forgé une solide réputation auprès de l’exigeante clientèle allemande. Celle-ci vient y chercher un bateau de petite taille, intime, confortable et dans un style traditionnel, avec une belle décoration classique qui rappelle les vieux paquebots d’antan. La réception, les coursives et escaliers donnent le ton dès l’embarquement. La qualité de service est également élevée, avec un membre d’équipage pour deux passagers.

 

La réception de l'Astor (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La réception de l'Astor (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Comme sur l’ancien Bleu de France après sa rénovation, le navire abrite dans ses ponts inférieurs un centre de bien-être, avec une piscine bordée de chaises longues et fauteuils de céramique chauffés, sauna et hammam. S’y ajoute un salon de beauté, ainsi que des salles de massage et de soins pour le corps et le visage.

 

 

La piscine du Spa à bord de l'Astor (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La piscine du Spa à bord de l'Astor (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Le gros des cabines se concentre sur les deux ponts situés au-dessus du Spa et de l’hôpital, celui d’après accueillant l’essentiel des espaces publics intérieurs.

 

 

Il y a là, sur l’avant, un grand salon cabaret de 443 sièges servant de salle de spectacles en soirée. Puis, en progressant vers l’arrière, on trouve une bibliothèque, une salle de jeux de cartes, des boutiques et autres bars, ainsi qu’un joli lounge central à l’ambiance très maritime avec ses boiseries, sa barre de navire et ses cordages. L’arrière de ce pont accueille la salle à manger principale de 278 couverts. Les passagers y dînent en deux services et peuvent aussi y prendre leur petit-déjeuner ou leur déjeuner.

 

 

Le grand salon à l'avant (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le grand salon à l'avant (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le lounge central (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le lounge central (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La salle à manger principale (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La salle à manger principale (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

L’Astor dispose juste au-dessus d’un grand buffet de 160 places qui donne sur le pont piscine à l’arrière, où l’on peut se restaurer en plein air. On y trouve aussi des chaises longues, ainsi que des tables avec bancs très conviviales. Cet espace piscine est surplombé par une terrasse avec en plus des transats pour les bains de soleil des canapés installés à l’abri sous une tenture. Cet espace donne à l’intérieur sur un bar aux allures de pub et peut servir pour des soirées sous les étoiles.

 

Le buffet (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le buffet (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Le pont piscine (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le pont piscine (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

La terrasse surplombant le pont piscine (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La terrasse surplombant le pont piscine (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Deux des trois terrasses en gradins sur l'arrière (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Deux des trois terrasses en gradins sur l'arrière (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

Juste à côté se situe la salle de fitness et, toujours pour les sportifs, une piste de jogging et un grand terrain de sport sont disponibles au pont le plus élevé du navire, qui s’achève sur l’arrière par une troisième terrasse, deux niveaux au-dessus de la piscine.  

 

La salle de fitness (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

La salle de fitness (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

On notera que ce bateau est très orienté sur la mer. Tous les espaces publics, en dehors du Spa, offrent une vue sur l’océan, et les espaces extérieurs sont nombreux. Il y a notamment les terrasses en gradins sur l’arrière, des promenades de chaque côté du navire, tout en haut, jusqu’à un grand espace accessible sur l’avant, au-dessus de la passerelle.  S’y ajoute un large pont promenade, sous les embarcations de sauvetage, d’où l’on peut observer la mer confortablement installé dans un transat.

 

 

Le pont promenade tribord (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le pont promenade tribord (©  MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

C’est donc un très agréable petit navire que Croisières et Voyages Maritimes va proposer à partir de 2021. Un produit qui sera 100% francophone avec du personnel parlant français, qui sera la langue officielle à bord, alors que la gastronomie va être adaptée, par exemple via des menus inspirés de l’âge d’or des paquebots d’antan. A l’exception de certaines croisières familiales durant les vacances scolaires, le Jules Verne sera plutôt dédié à une clientèle adulte et proposera des croisières longues, de 12 jours en moyenne. Très travaillés, les itinéraires seront très variés et comprendront de nombreuses escales atypiques où ne peuvent se rendre les grands paquebots. Les passagers pourront même enchainer une demi-douzaine de croisières en Méditerranée ou Europe du nord sans toucher deux fois le même port. Ce navire sera donc un voyageur itinérant, qui réalisera de mai 2021 à mai 2022 une première programmation de 20 croisières, pour moitié depuis Le Havre, où il sillonnera au printemps et durant l’été l’Europe du nord, faisant le tour des îles britanniques et de l’Irlande, naviguant dans les fjords norvégiens et partant à la découverte des capitales de la Baltique via le canal de Kiel. Pour l’automne et l’hiver, le Jules Verne sera positionné à Marseille, pour des navigations à travers la Grande Bleue, les îles grecques, vers l’Egypte et en Terre Sainte, et même jusqu’en mer Noire et vers les îles de l’Atlantique (Madère et les Canaries). Et puis il y aura donc au départ de la cité phocéenne avec retour au Havre ce grand tour du monde, du 8 janvier au 11 mai 2022 (*), qui sera subdivisé en cinq segments avec possibilité d’en réaliser tout ou partie.

CMF France, dont la création est annoncée ce jeudi 14 novembre, installe son siège à Marseille et débutera le 2 janvier prochain la commercialisation de la saison inaugurale du Jules Verne. Son site Internet cmv-croisieres.fr sera ouvert à cette occasion. 

 

(*) Itinéraire du tour du monde : Marseille – Tanger – Funchal – Mindelo (Cap-Vert) – Salvador de Bahia – Rio de Janeiro (deux jours) – Montevideo – Buenos Aires – Puerto Madryn – Ushuaia (nuit à quai) – Fjords Chiliens – Puerto Montt – Valparaiso (Santiago) - Île de Robinson Crusoé - Hanga Roa (île de Pâques) – Jamestown (île Pitcairn) – Rangiroa, îles Marquises (nuit à quai) – Papeete (nuit à quai) – Moorea – Raiatea – Bora Bora (nuit à quai) – Rarotonga, îles Cook – Nuku A’lofa, îles Tonga – Auckland (nuit à quai) – Tauranga - Lyttleton (Christchurch) – Sydney (nuit à quai) – Melbourne – Burnie (Tasmanie) – Penneshaw, île Kangaroo – Port Louis, île Maurice – Pointe des Galets, île de la Réunion – Maputo – Richards Bay – Durban – Mossel Bay – Le Cap (deux jours) – Walvis Bay – Jamestown (St. Hélène) – Praia (Cap Vert) – Santa Cruz de Tenerife (deux jours) – Lisbonne (deux jours) – Le Havre.

(*) Itinéraire du tour du monde : Marseille – Tanger – Funchal – Mindelo (Cap-Vert) – Salvador de Bahia – Rio de Janeiro (deux jours) – Montevideo – Buenos Aires – Puerto Madryn – Ushuaia (nuit à quai) – Fjords Chiliens – Puerto Montt – Valparaiso (Santiago) - Île de Robinson Crusoé - Hanga Roa (île de Pâques) – Jamestown (île Pitcairn) – Rangiroa, îles Marquises (nuit à quai) – Papeete (nuit à quai) – Moorea – Raiatea – Bora Bora (nuit à quai) – Rarotonga, îles Cook – Nuku A’lofa, îles Tonga – Auckland (nuit à quai) – Tauranga - Lyttleton (Christchurch) – Sydney (nuit à quai) – Melbourne – Burnie (Tasmanie) – Penneshaw, île Kangaroo – Port Louis, île Maurice – Pointe des Galets, île de la Réunion – Maputo – Richards Bay – Durban – Mossel Bay – Le Cap (deux jours) – Walvis Bay – Jamestown (St. Hélène) – Praia (Cap Vert) – Santa Cruz de Tenerife (deux jours) – Lisbonne (deux jours) – Le Havre.