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La dernière frégate libyenne rentre au pays

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La dernière frégate libyenne rentre au pays

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Navire amiral de l'opposition libyenne au régime de Kadhafi, la frégate lance-missiles Al Hani a gagné le port de Tripoli, qui n'est plus aux mains des fidèles du colonel. Au début de la crise en Libye, l'équipage du bâtiment avait refusé d'exécuter un ordre visant à pilonner une ville aux mains des rebelles. Comme la corvette Tariq Ibn Ziyad, une unité de 59.3 mètres et 700 tonnes du type Nanuchka, l'Al Hani avait alors gagné Malte, où il était jusque là en attente. Le colonel Kadhafi étant en fuite et ses partisans ayant cédé sous les assauts de l'opposition, soutenue par les forces aériennes de l'OTAN, la frégate a pu rentrer au pays. Arborant le pavillon de la Libye libre, le navire a d'abord rejoint Benghazi, avant de faire escale à Misrata puis de gagner Tripoli. Durant ce transit, l'Al Hani a été escorté par les forces navales de la coalition, notamment le destroyer britannique HMS Liverpool.

 L'Al Hani de retour en Libye (© : ROYAL NAVY)
L'Al Hani de retour en Libye (© : ROYAL NAVY)

L'Al Hani est aujourd'hui le principal bâtiment de guerre et même la dernière frégate de la marine libyenne. Du type russe Koni, ce navire de 96.4 mètres et 1900 tonnes en charge est entré en service en 1986. Son armement comprend quatre missiles antinavire SS-N-2, un système surface-air SA-N-4, deux tourelles doubles de 76mm, deux tourelles doubles de 30mm, quatre tubes lance-torpilles et un lance-roquettes. Armé par les marins fidèles au colonel Kadhafi, son sistership, l'Al Girdabiyah, a été mis hors de combat en mai suite à un raid aérien de l'OTAN. Au cours de cette action, 7 patrouilleurs lance-missiles libyens du type La Combattante ont été neutralisés par l'aviation, notamment britannique et française.