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La DGA a investi l'an dernier plus de 10 milliards d'euros dans l'industrie

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La DGA a investi l'an dernier plus de 10 milliards d'euros dans l'industrie

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La Direction Générale de l'Armement a consacré, en 2011, quelques 10.7 milliards d'euros dans l'industrie au titre des programmes d'armement et de recherche. Le renouvellement des équipements des forces armées françaises a été soutenu. Dans le domaine de la dissuasion, la DGA a poursuivi la livraison des nouveaux missiles balistiques M51, embarqués sur les sous-marins nucléaires lanceurs d'engins, et a livré les derniers missiles nucléaires ASMPA, mis en oeuvre par les avions de l'armée de l'Air et de la Marine nationale. L'an dernier, l'aéronautique navale a reçu ses premiers hélicoptères Caïman (NH90) suivie de l'armée de Terre, qui a aussi continué de réceptionner de nouveaux Tigre, ainsi que des équipements de fantassin FELIN et des véhicules blindés de combat VBCI. Les militaires ont aussi complété, en 2011, leur flotte d'avions Rafale, ainsi que de missiles antiaériens Aster et Mica, et antinavire Exocet MM40 Block3. Enfin la capacité de renseignement est renforcée par la rénovation d'un Transall Gabriel et 5 nouvelles nacelles de reconnaissance RECO NG.

Le retour d'expérience confirme les choix techniques et capacitaires

Lors de la présentation des résultats de la DGA, le 22 février, Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l'armement, a vu dans le retour d'expérience de l'opération Harmattan en Libye « la confirmation de la qualité des équipements produits par l'industrie française (avion Rafale, hélicoptère Tigre, bâtiment de projection et de commandement, armements) et la pertinence des choix capacitaires effectués conjointement par la DGA et les forces armées au cours des 20 dernières années ». Le faible volume d'opérations conduites en « urgence opération » pour répondre à des besoins opérationnels imprévus, tant en nombre qu'en montant (seulement 20 millions d'euros en 2011, contre 170 en 2010 et 250 en 2009) est considéré par le DGA comme « une autre preuve de la robustesse de l'approche capacitaire du ministère et de la flexibilité des matériels déployés pour s'adapter à des théâtres d'opérations variés et très éprouvants ».

Recherche et coopération

A propos des investissements dans la recherche, qui se sont élevés en 2011 à 724 millions d'euros de crédits de paiement, Laurent Collet-Billon a rappellé qu'ils « conditionnent l'avenir du système de défense français et de l'industrie d'armement ». Il a souligné l'effort du ministère en faveur des PME (petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) à travers le dispositif « Rapid », un régime d'appui aux PME pour l'innovation duale, doté d'un budget passé à 40 millions d'euros, soit plus de 30% de hausse en un an.
En matière de coopération, le Délégué général a souligné l' « avancement positif du bilatéral franco-britannique qui a enregistré des progrès importants sur tous les sujets de la feuille de route » : mise en place d'équipes de programmes conjointes, R&T, répartition de centres d'excellence dans le cadre du projet « one complex weapons », programmes missiles, drones, guerre des mines. En parallèle, les contacts se sont poursuivis avec les autres partenaires, en particulier l'Allemagne et l'Italie.