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La DGA « prête » à signer le contrat du second porte-avions

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La DGA « prête » à signer le contrat du second porte-avions

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Les négociations entre le ministère de la Défense et les industriels sur le projet de nouveau porte-avions pour la Marine nationale se sont achevées avant Noël, a confirmé mardi le Délégué Général pour l'Armement. Indiquant que la DGA était désormais « prête » à signer le contrat, « ce qui est maintenant du ressort du président de la République », François Lureau a formellement démenti tout dérapage financier de ce projet. « Il n'y a pas de dérive. Le résultat de la négociation avec DCNS et Aker Yards est absolument conforme à ce que nous attendions ». Selon le DGA, le coût prévu pour le PA2, soit 3 milliards d'euros (TTC), est donc toujours d'actualité.
Publié le 13 février, un rapport de la Mission d'évaluation et de contrôle (MEC) sur le financement des projets d'équipements navals militaires avait indiqué que la facture du second porte-avions pourrait atteindre 3.5 milliards d'euros. Or, ces derniers mois, les industriels avaient avancé un coût de 2.5 milliards d'euros. Selon des sources proches du dossier, le rapport parlementaire a, en fait, ajouté la TVA, qui retombera par définition dans les caisses de l'Etat, ainsi que les travaux d'infrastructures prévus dans les ports de Brest et Toulon.
Le bâtiment permettra d'assurer une disponibilité permanente du groupe aéronaval durant les périodes d'indisponibilité du Charles de Gaulle (35 à 40% du temps). Sa commande est partiellement soumise aux conclusions du Livre Blanc sur la Défense, qui doivent être publiées dans les prochaines semaines. Durant la campagne électorale, le président Sarkozy s'était, néanmoins, déclaré plus que favorable à la construction du PA2. « Je suis fermement attaché au projet de second porte-avions. La défense de la France ne s'improvise pas et je pense que ce bâtiment est indispensable », avait affirmé le chef de l'Etat dans une interview diffusée sur Mer et Marine en avril 2007 (*). Ce dernier avait ajouté : « Nous refuser d'avoir les moyens d'intervenir au loin, ce serait implicitement laisser à d'autres la gestion des affaires mondiales. Ce n'est pas ma conception du rôle de la France dans le monde ». (*).
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(*) Voir l'interview de Nicolas Sarkozy à l'IFM et au CMF

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