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La Direction du Renseignement Militaire a 20 ans

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La très secrète Direction du Renseignement Militaire a célébré hier soir le 20ème anniversaire de sa création. Fondée en 1992, juste après la guerre du Golfe, sous l’impulsion de Pierre Joxe, alors ministre de la Défense, de l’amiral Jacques Lanxade, chef d’état-major des armées de l'époque et du général Jean Heinrich, son premier directeur, la DRM a permis de regrouper les moyens de recueil et d’analyse du renseignement d’intérêt militaire, jusque là dispersés, afin d’améliorer leur efficacité.    

Ces deux dernières décennies, la DRM a appuyé tous les engagements des armées françaises et a permis le suivi de nombreuses crises qui ont jalonné la période. L’an dernier encore, le service a démontré son efficacité dans l’intervention en Libye, permettant à la France de disposer de précieux renseignements et de conserver un rôle majeur au sein de ses alliés. Outil de connaissance et d’anticipation, qui garantit à la France une autonomie de décision, la DRM a, ces dernières années, étoffé ses capacités techniques et humaines, tout en renforçant ses liens avec les autres services de renseignement français et étrangers.

La DRM dispose de nombreux moyens, y compris navals, avec par exemple le Dupuy de Lôme, Moyen Interarmées Naval de Recherche Electromagnétique (MINREM), également appelé bâtiment collecteur de renseignements, entré en service en 2006 (voir notre reportage à bord de ce navire).

 

Vers un renforcement de l’effort en faveur du renseignement

 

Le 20ème anniversaire de la DRM a été marqué hier soir, à Paris, par une cérémonie à l’Ecole militaire, à laquelle participaient notamment Pierre Joxe et Jean-Yves Le Drian, actuel ministre de la Défense. Celui-ci a souligné le rôle et l’importance du renseignement dans les capacités militaires françaises : « C’est une force, qu’il faut constamment cultiver, adapter, moderniser. Nous poursuivrons l’effort engagé au profit de nos moyens humains et techniques de recherche et d’analyse. La DRM doit en bénéficier également, davantage d’ailleurs que cela n’a été le cas dans la mise en œuvre, à cet égard insuffisante, de l’actuelle loi de programmation militaire ».

A cet accasion, le ministère rappelle que François Hollande a indiqué dans la lettre qu’il a adressé au mois de juillet au président de la commission du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, l’attention particulière qu’il attachait au renseignement et à l’action spécialisée : « Ce sont des éléments clés de notre faculté d’appréciation et de décision, donc de notre autonomie stratégique. Le renseignement constituera une priorité majeure de notre engagement dans les années à venir ».

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