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La France dans l’attente de la signature d’un gros contrat d’armement avec le Liban

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La France dans l’attente de la signature d’un gros contrat d’armement avec le Liban

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Des véhicules, des hélicoptères, des missiles et des patrouilleurs… La France espère toujours finaliser rapidement un gros contrat avec le pays du Cèdre. La visite hier à Paris du premier ministre libanais ne s'est toutefois pas soldée par une annonce officielle de l'entrée en vigueur du projet. A l’issue de sa rencontre avec François Hollande à l’Elysée, le Saad Hariri a néanmoins déclaré qu’il s’attendait à des développements sur ce dossier « dans les jours qui viennent », se montrant très optimiste : « Bien sûr que la France va livrer des armes au Liban » a-t-il lancé.

La finalisation du contrat a, en fait, déjà été annoncée début septembre lors de la visite à Paris du prince héritier saoudien. Car c’est Ryad qui permettra de financer le renouvellement des moyens militaires du Liban. L’Arabie Saoudite a, notamment, attribué une aide d’un milliard de dollars à l’armée libanaise pour la soutenir dans son combat contre les djihadistes à la frontière syrienne. Une lutte qui passe par la modernisation d’un outil militaire devenu vétuste.

Côté français, le projet est porté par ODAS, société détenue par l’Etat et les industriels français et qui a été créée en 1974 afin de soutenir le développement des exportations de matériels militaires en Arabie Saoudite. L’ex-Sofresa, qui a changé de nom en 2008, est aujourd’hui dirigée par l’amiral Guillaud, chef d’état-major des armées françaises jusqu’en février dernier.

Le contrat libanais comprend plusieurs programmes permettant de moderniser les moyens terrestres, aériens et navals des forces libanaises. Parmi les équipements visés, on trouve trois grands patrouilleurs lance-missiles. Le modèle retenu pourrait être le type Combattante FS56, un nouveau design développé par CMN et présenté pour la première fois fin 2012.