Construction Navale
La France va-t-elle passer à côté de la construction des premiers cargos à voile?  

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La France va-t-elle passer à côté de la construction des premiers cargos à voile?  

Construction Navale
Marine Marchande

Pour quelques petits millions d’euros d’aides publiques qui ne sont pas au rendez-vous, la France va-t-elle encore rater l’occasion de faire émerger une filière industrielle, qui plus est sur le sujet crucial des moyens de transport décarbonés ? Aussi surprenant que cela puisse paraitre après les déclarations très volontaristes d’Emmanuel Macron et de grandes figures du gouvernement comme Bruno Lemaire, Elisabeth Borne ou encore Barbara Pompili en faveur de la ré-industrialisation du pays et le rôle moteur que celui-ci doit jouer dans le développement de solutions pour réduire les gaz à effet de serre, le risque est bien réel.

Il ne reste plus en effet que quelques jours pour faire sorte que le premier grand navire de commerce au monde doté d’un système innovant de propulsion vélique voit le jour à Saint-Nazaire. Un projet que son jeune armateur français, Neoline, et un groupement d’entreprises locales portent depuis plusieurs années. Seulement voilà, certaines subventions, échouées dans les méandres de l’administration, n’ont pas été débloquées comme espéré. Pas grand-chose sur le papier, puisque l’on ne parle que de quelques millions d’euros sur un projet d’une centaine de millions pour la conception et la réalisation des deux premiers cargos à voile de la compagnie. Seulement voilà, ces petits millions pourraient faire la différence avec les offres de constructeurs étrangers, asiatiques en fait, car Neopolia a réussi le pari de compétitivité par rapport à la concurrence européenne. Mais ce différentiel conditionne aussi et surtout la viabilité économique du projet de Neoline dans sa phase de lancement. Dans ces conditions, l’armateur, malgré toute sa bonne volon