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La frégate algérienne Erradii à Toulon
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La frégate algérienne Erradii à Toulon

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C’est l’une des deux nouvelles frégates de la famille Meko A-200 réalisées en Allemagne pour l’Algérie. L’Erradii est arrivée lundi matin à Toulon, à notre connaissance pour la première fois. L’occasion de découvrir de plus près ce bâtiment demeuré très discret depuis sa mise en service, officiellement intervenue le 21 avril 2016. Réalisée comme son sistership à Kiel, la seconde frégate de cette série, l'El Moudamir, a quant à elle été livrée en 2017 par TKMS.

Plus grosses unités de combat de la flotte algérienne si l’on excepte le bâtiment de débarquement et de soutien logistique Kalaat Beni Abbes livré en 2014 par Fincantieri, ces frégates d’environ 120 mètres de long pour 3500 tonnes en charge sont similaires aux quatre unités sud-africaines du type Valour. Egalement construites par le groupe allemand, celles-ci ont été mises en service en 2006 et 2007.

 

 

L'Erradii en rade de Toulon lundi matin (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

L'Erradii en rade de Toulon lundi matin (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Leurs cousines algériennes se distinguent notamment par la présence sur la plage avant d’une imposante tourelle de 127mm (Leonardo) et pas moins de 16 missiles antinavire RBS-15 (Saab) logés en superstructure, entre les deux mâts. Comme les Valour, elles disposent également d’un système surface-air Umkhonto (Denel) avec 32 cellules de lancement vertical. S’y ajoutent deux canons de 30mm MSI et des tubes pour torpilles MU90 (Eurotorp). Capables d’atteindre une trentaine de nœuds, les bâtiments disposent d’un hangar permettant notamment de loger un hélicoptère Super Lynx. Les moyens électroniques comprennent en particulier un radar de surveillance Sea Giraffe AMB-3D et une conduite de tir Ceros 200 de Saab, un sonar de coque fourni par Atlas Elektronik ainsi que des lance-leurres antimissile MASS (Rheinmetall) et anti-torpille WASS.

L’Erradii est à Toulon dans le cadre de Raïs Hamidou, exercice régulier entre les marines algérienne et française. Côté tricolore, c’est la frégate Aconit qui doit cette année participer à ces manœuvres, prévues pour s’achever d’ici début avril.

 

La frégate française Aconit (© MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

La frégate française Aconit (© MER ET MARINE - FRANCIS JACQUOT)

 

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