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La frégate belge Louise-Marie se prépare à rejoindre Atalante

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La frégate belge Louise-Marie se prépare à rejoindre Atalante

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La Belgique a confirmé une nouvelle participation de sa marine à l'opération européenne Atalante de lutte contre la piraterie au nord de l'océan Indien. Après une première mission de septembre à décembre 2009, la frégate Louise-Marie va réintégrer l'EU-NAVFOR, déployée au large de la corne d'Afrique. La Louise-Marie doit appareiller le 4 octobre de la base navale de Zeebrugge, son arrivée sur zone étant prévu vers le 22 octobre. Cette ancienne frégate néerlandaise (ex-Willem Van der Zaan), mise en service en 1991, a été livrée en 2008 à la marine belge, tout comme l'un de ses sisterships, le Karel Doorman, devenu Leopold I (en 2007). Longs de 122.5 mètres pour un déplacement de 3320 tonnes en charge, ces navires modernes sont armés par un équipage de 170 marins. Ils embarquent, chacun, 8 missiles antinavire Harpoon, 16 missiles surface-air à lancement vertical Sea Sparrow, une tourelle de 76mm, un système multitubes Goalkeeper, deux mitrailleuses de 12.7mm et 4 tubes lance-torpilles. Une plateforme et un hangar permettent la mise en oeuvre d'un hélicoptère, actuellement une Alouette III et, à partir de 2012, un NH90. Dotés d'un radar de surveillance SMART-S et d'un radar de conduite de tir STIR, les deux bâtiments vont bénéficier entre 2011 et 2013 d'une modernisation de leurs équipements électroniques. Ils recevront un nouveau mât radar, avec les systèmes Seastar et Gatekeeper, qui permettront d'améliorer les capacités de détection, notamment des petits mobiles de surface.

Radar SMART-S, système Sea Sparrow et Goalkeeper  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Radar SMART-S, système Sea Sparrow et Goalkeeper (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Alouette III belge  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Alouette III belge (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le CO du Louise-Marie  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Le CO du Louise-Marie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le PC Propulsion du Louise-Marie  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Le PC Propulsion du Louise-Marie (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Leopold I  (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)
Le Leopold I (© : MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Vue du futur mât  (© : THALES)
Vue du futur mât (© : THALES)
L'intégration de ces deux bâtiments à la composante navale belge, qui fait partie d'un vaste processus de rapprochement avec la marine néerlandaise (les deux marines ont désormais un centre opérationnel commun et mutualisent la maintenance de leurs navires), a permis à la Belgique de réintégrer pleinement la scène maritime internationale. Les Leopold I et Louise-Marie sont, en effet, des frégates bien équipées, capables d'accueillir un état-major et totalement interopérables avec les forces internationales, notamment de l'OTAN. En dehors d'Atalante, la Belgique avait ainsi, en 2008 et 2009, participé à la composante maritime de la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL). La seconde fois, le Leopold I avait assuré le rôle de bâtiment de commandement, avec à son bord un amiral belge et l'état-major de la Task Force 443.

Le Leopold I et le Louise-Marie (© : MARINE BELGE)
Le Leopold I et le Louise-Marie (© : MARINE BELGE)

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