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La frégate canadienne Charlottetown en escale à Toulon

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La frégate canadienne Charlottetown en escale à Toulon

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Engagée dans l'opération Unified Protector en Libye, la frégate canadienne HMCS Charlottetown est arrivée lundi à Toulon, où son équipage va faire une pause après une longue période d'opérations. Dixième des 12 frégates du type City (classe Halifax), le Charlottetown est entré en service en 1995. Long de 134 mètres pour un déplacement de 4770 tonnes en charge, ce bâtiment embarque 220 marins. Capable d'atteindre 29 noeuds, il peut mettre en oeuvre 8 missiles antinavire Harpoon et dispose d'un système surface-air à lancement vertical Sea Sparrow (16 cellules), une tourelle de 57mm, un système multitubes Phalanx, des mitrailleuses de 12.7mm, ainsi que quatre tubes lance-torpilles. Polyvalente, cette frégate est solidement équipée pour la lutte anti-sous-marine, avec un sonar de coque, un sonar remorqué et un hélicoptère.

La frégate HMCS Charlottetown (© MARINE CANADIENNE)
La frégate HMCS Charlottetown (© MARINE CANADIENNE)

Au large de la Libye, le Charlottetown a participé à l'embargo sur les armes, ainsi qu'à la protection du port de Misrata, où est acheminée l'aide humanitaire destinée aux populations. Ainsi, dans la nuit du 11 au 12 mai, la frégate canadienne a été engagée dans une action visant à repousser un raid des forces navales du colonel Kadhafi, soutenues par une batterie côtière.
Régulièrement, le Canada déploie des navires sur les différentes mers du globe, par exemple en océan Indien dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, les trafics illicites ou encore la piraterie. En mars 2008, le Charlottetown avait d'ailleurs, en compagnie de la frégate française Guépratte, arraisonné au nord de l'océan Indien un boutre transportant près de deux tonnes de drogue. Et le mois suivant, le bâtiment canadien avait apporté son concours à la marine française suite au détournement du Ponant, au large de la Somalie.

Marine et Garde-côtière canadiennes