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La frégate Jean Bart effectue son ultime mission
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La frégate Jean Bart effectue son ultime mission

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La frégate antiaérienne Jean Bart, de la Marine nationale, est actuellement déployée dans la région du golfe arabo-persique dans le cadre de l’opération Agenor. Partie de Toulon le 16 octobre, elle a succédé à la frégate multi-missions Languedoc, qui a assuré durant six mois la présence française au sein de cette mission européenne issue de l’initiative EMASOH (European-led Maritime Awarness in the Strait of Hormuz). Lancée en février 2020 suite à la dégradation de la situation sécuritaire autour du détroit d’Ormuz, Agenor est pour mémoire une opération dédiée à la sécurité maritime et au suivi de situation dans cette zone stratégique où les tensions demeurent vivent, notamment en ce moment entre les Etats-Unis et l’Iran. Une opération à laquelle ont notamment participé ces derniers mois trois frégates de la Marine nationale, une frégate néerlandaise et une frégate danoise, ainsi que des avions de patrouille maritime Atlantique 2 de l’aéronautique navale française.

 

Le Languedoc et la frégate néerlandaise De Ruyter à Ormuz en mai dernier (© EMASOH)

Le Languedoc et la frégate néerlandaise De Ruyter à Ormuz en mai dernier (© EMASOH)

 

Pour le Jean Bart, qui embarque actuellement un hélicoptère Panther de la flottille 36F, il s’agit d’une mission particulière puisqu’elle constitue le dernier déploiement de la FAA avant son retrait du service actif. Alors que son aîné, le Cassard, qui était en flotte depuis 1988, a déjà été désarmé en 2019, le Jean Bart, opérationnel depuis 1991, prendra sa retraite au printemps une fois son déploiement achevé. Une dernière mission plutôt longue puisque le bâtiment ne devrait rentrer à sa base toulonnaise que début mars.

 

Le Jean Bart (© MARINE NATIONALE - OLIVIER NICOLAS)

Le Jean Bart (© MARINE NATIONALE - OLIVIER NICOLAS)

 

Construits à Lorient, les Cassard et Jean Bart font partie d’un programme initié à la fin des années 70 pour remplacer quatre anciens escorteurs d’escadre, les Kersaint, Bouvet, Dupetit-Thouars et Du Chayla, bâtiments du type T47 entrés en service en 1956/57 et refondus entre 1961 et 1965 pour la lutte antiaérienne avec notamment l’intégration d’un système américain Tartar (rampe Mk13 et missiles SM-1). La Marine nationale complète ensuite ses capacités de défense aérienne, en particulier de ses porte-avions, avec la construction des frégates lance-missiles Suffren (1967) et Duquesne (1970) ainsi que la refonte du Colbert (1959) en croiseur lance-missiles de 1970 à 1972. Tous les trois sont équipés du système surface-air Masurca, qu’il est un temps envisagé d’installer sur le porte-hélicoptères Jeanne d’Arc (l’ajout de six missiles antinavire MM38 étant finalement préféré).

 

L'escorteur d'escardre Du Chayla après refonte, photographié ici en 1987 (© BERNARD PREZELIN)

L'escorteur d'escardre Du Chayla après refonte, photographié ici en 1987 (© BERNARD PREZELIN)

 

Pour succéder aux T47 AA, mais aussi prévoir le retrait du service du Colbert (qui achève sa carrière en 1991), au moins quatre corvettes antiaériennes du type

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