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La frégate La Motte-Picquet à la chasse au bateau pollueur

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La frégate La Motte-Picquet à la chasse au bateau pollueur

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La Marine nationale a été contrainte, lundi, d'envoyer l'un de ses bâtiments à la « poursuite » d'un bateau suspecté de pollution. Dans la matinée, le cargo libérien Matterhorn avait été surpris au large de la Bretagne par un avion de la Douane avec, dans son sillage, une trainée d'hydrocarbures longue de 22 kilomètres et large de 200 mètres. Le bateau se trouvait alors dans le rail descendant du dispositif de séparation de trafic d'Ouessant, dans la zone économique française.
Après avoir pris connaissance des photographies réalisées par l'appareil, le procureur de la République de Brest avait ordonné que le navire marchand soit dérouté vers le port breton. Cette décision a été notifiée au capitaine du cargo à 16H30 par l'appareil des douaniers. Mais le Matterhorn n'a pas modifié son comportement, poursuivant sa route vers les Canaries. C'est alors que la préfecture maritime de l'Atlantique a fait appel à la frégate La Motte-Picquet, qui se trouvait en opération dans le golfe de Gascogne. Filant directement vers le cargo pour l'intercepter, le bâtiment militaire a, dès qu'il s'est trouvé à portée, fait décoller son hélicoptère. Vers 22H30, le Lynx s'est approché du Matterhorn et a renouvelé l'injonction des autorités françaises de faire route sur Brest. Ce n'est qu'à cet instant que le cargo a finalement mis le cap sur Brest, où il est arrivé hier matin. Avant qu'il ne puisse reprendre la mer, son armateur devra s'acquitter d'une caution de 300.000 euros. La justice cherche également à savoir s'il y a bien eu refus d'obtempérer de la part du capitaine, un chef d'inculpation qui pourrait s'ajouter à celui de pollution volontaire.

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