Défense

Actualité

La frégate Normandie mise à flot, le programme FREMM conforté par le ministre

Défense

La marée est haute, le bassin de la nef de construction est rempli d’eau. Un remorqueur devant, l’autre derrière, les 142 mètres de la frégate Normandie franchissent la porte pour rejoindre son nouveau poste à quai. La troisième unité de la série des frégates européennes multi-missions (FREMM )a été mise à flot dans la soirée d’hier, sur le site de DCNS de Lorient. Commencée en octobre 2009, la nouvelle frégate a déjà bénéficié du retour d’expérience de son aînée, l’Aquitaine, en instance de départ pour Brest, et de la frégate marocaine Mohammed VI, qui va bientôt débuter ses essais en mer. Le niveau d’armement de la Normandie est, au jour de sa mise à flot, de 80%. Soit deux fois plus que celui de l’Aquitaine au même stade. Juste derrière elle, les premiers modules de la frégate Provence sont en cours d’assemblage. Quant aux constructions des frégates Languedoc et Auvergne, elles ont débuté respectivement en septembre 2011 et août 2012. Lorient fonctionne à plein régime.

 


Mise à l’eau de la Fremm Normandie dans le port... par NewscastWire

 

 

 

La FREMM Normandie (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

 

(© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Hier soir, le ministre de la Défense, Jean –Yves Le Drian, a rejoint son « jardin lorientais » et les rives du Scorff dont il est originaire. A ses côtés, le président de DCNS, Patrick Boissier et, plus inattendu, Pierre Moscovici, le ministre de l’Economie et des Finances. « J’ai souhaité l’inviter pour amariner un peu l’homme des terres qu’il est », plaisante Jean-Yves Le Drian. Au-delà de cette initiation à l’industrie navale et aux embruns bretons, il y a cependant un autre message. Celui de la collaboration entre celui qui tient les rênes du budget et celui qui pilote la Défense. « Il y a eu, pour l’élaboration de la loi de finances 2013 des arbitrages compliqués. Le budget de la Défense, déjouant les pronostiqueurs déclinistes, est resté le même qu’en 2012. Et ceci grâce, aussi, à la compréhension des enjeux par le ministre de l’Economie et des Finances ».  Et l’occasion était belle de confirmer que « le programme des FREMM a besoin de permanence, et ce sera le cas, la Marine nationale aura ses 11 frégates et grâce à ce programme le site de Lorient aura une visibilité à 10 ans, ce qui est exceptionnel dans le contexte économique mondial actuel ».

 

L'Aquitaine (© : DCNS)

 

L'enjeu maritime, au coeur du Livre Blanc de la Défense

 

Le ministre a également confirmé le discours très engagé sur la place du maritime dans le futur Livre Blanc, qu’il avait tenu le mois dernier aux Universités d’été de la Défense, à Brest. « L’enjeu maritime est celui qui sera au cœur des années à venir. Après un 20è siècle de conflits continentaux, les nouveaux conflits et menaces viendront de la mer. La souveraineté passe par la mer. Il est impératif de prendre en compte cette donne. Et c’est ce que j’attends du Livre Blanc. »

Face aux salariés de DCNS, réunis pour l’occasion, le ministre a également voulu rappeler la performance de la production navale militaire, « des références au niveau mondial. On ne le dit pas assez, quand on fait le bilan des exportations militaires, la marine est loin devant. Il faut que nous continuions à être une vitrine, les meilleurs ».

 

Jean-Yves Le Drian (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Pierre Moscovici et Jean-Yves Le Drian (© : MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

Un enthousiasme partagé par Patrick Boissier, qui a rappelé la fierté de son entreprise de « concevoir les systèmes navals les plus performants du marché et, ici même à Lorient, les meilleures frégates du monde ». Après avoir salué les « compagnons et ingénieurs de DCNS » et leur savoir-faire technique et industriel, qui « démontre chaque jour leur capacité à relever avec succès les plus grands défis », il a rappelé que son groupe est fier de contribuer « à notre échelle, à la ré-industrialisation de la France. Dans un métier tel que le nôtre, je crois en effet qu’on ne peut être performant et compétitif qu’en ayant la maîtrise d’un outil industriel de tout premier plan. Et je suis convaincu que nous avons les moyens de maintenir et développer en France cet outil industriel.

 

 

 

 



 

 

(© : DCNS)

Naval Group (ex-DCNS)