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La FREMM Languedoc a rejoint Toulon

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La FREMM Languedoc a rejoint Toulon

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Construite par le site DCNS de Lorient et mise à l’eau en juillet 2014, la troisième frégate multi-missions de la Marine nationale, en essais depuis le mois d’octobre, a quitté le port morbihannais le 17 février. Cap sur Toulon, où le Languedoc est arrivé il y a quelques jours. Un évènement pour la base navale varoise, qui reçoit là sa toute première FREMM. Bénéficiant du retour d’expérience des premières unités de ce type, en l’occurrence les frégates françaises Aquitaine (2012) et Provence (2015), mais aussi les Mohammed VI et Tahya Misr (ex-Normandie) livrées par DCNS au Maroc et à l’Egypte en 2013 et 2015, la nouvelle FREMM française a vu la durée de ses essais réduite. Ainsi, elle sera officiellement acceptée dès le 16 mars par l’Organisme conjoint de coopération en matière d’armement (OCCAr), structure européenne gérant pour le programme FREMM pour le compte de la France et de l’Italie. Elle sera dans la foulée officiellement livrée à la DGA puis la Marine nationale, qui débutera sa montée en puissance en vue d’une admission au service actif d’ici l’an prochain.

 

 

Toulon recevra sa seconde FREMM en 2017 avec l’arrivée de l’Auvergne, en achèvement à flot à Lorient et qui débutera ses essais cet été. Ces unités remplaceront les frégates anti-sous-marines Montcalm (1982) et Jean de Vienne (1984), dont le désarmement est prévu en 2017 et 2018. Il faudra ensuite attendre 2020 et 2022 pour que d’autres frégates de ce type soient positionnées sur la façade méditerranéenne. Il s’agira des deux FREMM dotées de capacités renforcées en matière de défense aérienne. Elles succèderont aux Cassard (1988) et Jean Bart (1991), permettant de compléter les Forbin (2010) et Chevalier Paul (2011).

Pour ce qui est de Brest, deux FREMM s’ajouteront aux Aquitaine et Provence, qui y sont déjà basées : la future Bretagne, prévue pour être opérationnelle au printemps 2018, puis l’Alsace, qui doit rallier la flotte en 2019. Ces nouveaux moyens succèderont aux frégates anti-sous-marines Primauguet (1986), La Motte-Picquet (1988) et Latouche-Tréville (1990).

Pour mémoire, les nouvelles frégates françaises mesurent 142 mètres et affichent un déplacement de 6000 tonnes en charge. Leur armement comprend 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, 16 missiles de croisière (MdCN), 16 missiles surface-air Aster 15, des torpilles MU90, une tourelle de 76mm et deux canons télé-opérés de 20mm. Elles peuvent mettre en œuvre un hélicoptère Caïman Marine (NH90). Les FREMM DA verront les capacités de leur radar Herakles renforcées, leur système de combat adapté à la défense aérienne et la mise en œuvre d’Aster 30. 

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