Défense
La FREMM Normandie débute son déploiement de longue durée

Actualité

La FREMM Normandie débute son déploiement de longue durée

Défense

Livrée en juillet dernier par Naval Group, la sixième des huit nouvelles frégates multi-missions de la Marine nationale vient de débuter son déploiement de longue durée. Une phase préalable à son admission au service actif, qui sera prononcée courant 2020. Dans cette perspective, la Normandie a appareillé hier de la base navale de Brest avec à son bord un hélicoptère Caïman Marine.

 

 

Ce DLD devrait durer trois mois et demi. Il conduira le bâtiment en Atlantique, avec apparemment une escale prévue à New York, ainsi qu’un passage en Europe du nord, la flotte française y maintenant une présence régulière, notamment au large de la Norvège.

Longue de 142 mètres pour un déplacement de 6000 tonnes en charge, la Normandie est une frégate lourde conçue pour faire face à tout type de menace, avec un tropisme particulier pour la lutte anti-sous-marine grâce à ses sonars (dont le système remorqué Captas-4 et son hélicoptère embarqué), ainsi que l’action vers la terre. Elle peut en effet mettre en œuvre jusqu’à 16 missiles de croisière navals (MdCN) d’une portée pouvant atteindre un millier de kilomètres. Le reste de l’armement comprend 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, une tourelle de 76mm, deux canons télé-opérés de 20mm et des tubes pour torpilles MU90. Comme pour la cinquième FREMM française, la Bretagne, les capacités de défense antimissile ont par ailleurs été accrues avec des lanceurs verticaux permettant la mise en œuvre non seulement d’Aster 15, comme les quatre première FREMM de la série, mais aussi d’Aster 30. La Normandie peut embarquer 16 missiles surface-air de ce type, dont la portée est d’une centaine de kilomètres.  

Ces nouvelles frégates succèdent aux anciennes F70, dont il ne reste plus que trois exemplaires en service. Les deux ultimes unités en version anti-sous-marine, les La Motte-Picquet et Latouche-Tréville, sont basées à Brest et devraient si tout se passe comme prévu tirer leur révérence en 2020 et 2021. Quant à la frégate antiaérienne Jean Bart, à Toulon, elle doit être désarmée en 2021. Ce bâtiment et son sistership le Cassard, déjà retiré du service cette année, seront remplacés par les deux dernières FREMM, les Alsace et Lorraine, adaptées aux missions de défense aérienne. En construction chez Naval Group à Lorient, ces FREMM DA doivent être livrées en 2021 et 2022.

Pour l’heure, les six FREMM dont dispose la Marine nationale sont réparties à parité sur les deux grandes façades métropolitaines : l’Aquitaine, la Bretagne et la Normandie à Brest ; la Provence, le Languedoc et l’Auvergne à Toulon. En 2022, lors que les FREMM DA auront rejoint la flotte en Méditerranée, l’Auvergne doit être repositionnée à Brest, où deux des cinq futures frégates de défense et d’intervention (FDI) viendront compléter le dispositif, normalement en 2024 et 2026. Les autres FDI seront basées à Toulon, où elles succèderont aux frégates du type La Fayette.

- Voir notre reportage sur la FREMM Auvergne

- Voir notre reportage sur le chantier des FREMM DA

- Voir notre article complet sur les FDI

 

Marine nationale