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La fusion Gaz de France - Suez reportée

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La fusion Gaz de France - Suez reportée

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Convoqué en urgence hier, en fin d'après-midi, le conseil d'administration de Gaz de France a réaffirmé dans la soirée « la pertinence du projet industriel de fusion avec Suez pour l'entreprise, ses collaborateurs et ses actionnaires ». Cette réunion fait suite à la victoire juridique remportée par les syndicats de l'entreprise, opposés à la fusion. Hier, la cour d'appel de Paris a confirmé la décision prise la veille par le juge des référés du tribunal de grande instance : Reporter le conseil d'administration devant statuer sur la fusion. Comme le réclamaient les syndicats, la justice impose à Gaz de France de relancer la procédure d'information de son comité d'entreprise européen. Conséquence directe, il n'y aura pas de fusion, comme prévu, fin 2006. « Nous prenons acte de la décision de la Cour d'Appel et nous confirmons l'intérêt industriel du projet de fusion pour nos deux entreprises. Le projet entre Gaz de France et Suez reste le plus pertinent pour l'avenir de nos entreprises. Nous comptons le mener à bien dans les meilleurs délais et dans le respect de l'ensemble des parties prenantes », ont affirmé le président de Gaz de France, Jean-François Cirelli, et le président de Suez, Gérard Mestrallet.

Le gouvernement, comme le conseil d'administration de GDF, ont demandé qu'un nouveau calendrier soit présenté. Les partisans du rapprochement espèrent que le projet sera bouclé avant l'élection présidentielle, les échéances de 2007 pouvant remettre en cause cette fusion franco-française. La gauche, notamment le Parti Socialiste, s'oppose à celle-ci et a réclamé, hier, que le gouvernement abandonne le projet. Outre le report du conseil d'administration imposé par la justice, Gaz de France devra également gérer l'épineux dossier du montant du dividende exceptionnel qui doit être versé aux actionnaires de Suez. Ceux-ci menacent de ne pas voter le rapprochement si le prix versé est trop faible. Alors que les directions des deux groupes s'étaient accordées sur un dividende exceptionnel de 1 euro, les actionnaires souhaitent, désormais, que ce prix monte à 4, voire 7 euros pour certains.
La création d'un géant français de l'énergie ferait de Gaz de France - Suez un leader mondial du gaz, notamment du GNL, en forte expansion. Les deux entreprises alignent, pour l'heure, 17 méthaniers et attendent la livraison de 5 autres navires d'ici 2009. Suez et Gaz de France opèrent, par ailleurs, les principaux terminaux européens : Montoir-de-Bretagne, Fos et Zeebrugge.

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