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La Grande-Bretagne lance la construction d'un second porte-avions

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La Grande-Bretagne lance la construction d'un second porte-avions

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BAE Systems a procédé hier, sur son site de Govan, à la découpe de la première tôle du futur HMS Prince of Wales, second porte-avions britannique de la classe Queen Elizabeth. Long de 280 mètres pour un déplacement de 65.000 tonnes en charge, ce bâtiment, dont l'admission au service actif est maintenant prévue en 2018, sera équipé de deux catapultes et d'une piste oblique dotée de brins d'arrêt. Cette configuration lui permettra de mettre en oeuvre des avions F-35 C, en lieu et place des F-35 B à décollage court et appontage vertical initialement prévus. D'après BAE Systems, qui reprend des informations fournies par le gouvernement britannique, le futur porte-avions mettrait seulement en oeuvre une douzaine de F-35 C, ce qui constitue une dotation très faible puisque le bâtiment a été initialement conçu pour pouvoir accueillir 36 avions de ce type. Enfin, il n'est pas à exclure que le HMS Prince of Wales soit ultérieurement rebaptisé, le nom de HMS Ark Royal ayant notamment été évoqué (de manière non officielle).

Vue du futur HMS Prince of Wales  (© : ROYAL NAVY)
Vue du futur HMS Prince of Wales (© : ROYAL NAVY)

En parallèle, la réalisation du premier bâtiment de la série, le HMS Queen Elizabeth, mis en chantier à l'été 2009, se poursuit dans six chantiers à travers le Royaume-Uni (Appledore, Glasgow, Portsmouth, Rosyth, Tyneside et Merseyside). Le bâtiment est, en effet, construit sous forme de méga-blocs dont l'assemblage final sera mené chez Babcock à Rosyth, en Ecosse. Ce navire doit conserver le design initial prévu dans le cadre du projet Carrier Vessel Future (CVF), c'est-à-dire avec un tremplin à la proue pour la mise en oeuvre d'avions à décollage court et appontage vertical. Prévu pour être livré en 2016, le HMS Queen Elizabeth devrait remplacer le HMS Illustrious comme porte-hélicoptères d'assaut, avant d'être probablement vendu à une marine étrangère. Le gouvernement britannique souhaite, en effet, ne conserver à terme qu'un seul porte-avions, celui doté de catapultes. Cela permettra à la Royal Navy de disposer d'une grande interopérabilité avec les porte-avions américains (qui seront aussi dotés de F-35 C), mais aussi avec le porte-avions français Charles de Gaulle.

Le design initial avec tremplin (© : THALES)
Le design initial avec tremplin (© : THALES)

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