Marine Marchande
La grève est reconduite pour la 7ème semaine à la SNCM

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La grève est reconduite pour la 7ème semaine à la SNCM

Marine Marchande

Les marins CGT de la SNCM ont voté hier la poursuite de la grève. Le mouvement social entre ainsi dans sa septième semaine, quelques jours après le déblocage par les forces de l'ordre du port de Marseille paralysé par les grévistes. « Nous avons voté la poursuite du mouvement à l'unanimité, avec toujours autant de personnes, voire plus », a déclaré à l'AFP Frédéric Alpozzo, responsable CGT marins. Un conseil de surveillance doit se tenir aujourd'hui, en présence des actionnaires principaux de la compagnie, Véolia (66%) et l'État (25%).
Dans un courrier adressé à la fois à Gérard Couturier, le président du Directoire de la SNCM, mais également au président de la République et au Premier ministre, les deux organisations syndicales de la SNCM, la CGT et le SAMMM (syndicat autonome des marins de la marine marchande), sollicitent, en parallèle du conseil de surveillance, une rencontre avec les deux actionnaires principaux ainsi que des réponses sur les intentions de chacun. Préservation des lignes entre la Corse et le continent, avec le Maghreb, d'une flotte de 10 navires sous pavillon français 1er registre, unicité de la SNCM, pas de remise en cause des accords d'entreprise existants et pas de plan social, la lettre rappelle l'ensemble des revendications des syndicats. Ces derniers soulèvent également la question de la composition capitalistique de la SNCM, et veulent savoir si l'État compte garder sa participation.
Pour mémoire, depuis le 31 janvier, cinq bateaux de la SNCM sont à quai. A l'origine du conflit, la diminution du nombre des rotations entre Nice et la Corse, avec le non-remplacement du NGV Liamone. Selon la compagnie, il s'agit de répondre à une demande des autorités niçoises, adressée également à Corsica Ferries, pour limiter les nuisances supportées par les riverains du port. Un prétexte, selon les grévistes, convaincus que cette mesure cache une volonté de démanteler la compagnie et de mettre en place un plan social, avec un possible désengagement de l'actionnaire Veolia. La direction dément ces accusations, tout en affirmant avoir mis en place un plan de retour à l'équilibre et en rappelant que le programme 2011 permet le maintien du trafic pour les neuf navires de la compagnie. Des mesures insuffisante pour la CGT qui réclame depuis plusieurs semaines l'intervention de l'Etat dans les négociations. Début mars, le secrétaire d'Etat aux Transports, Thierry Mariani, a exclu toute intervention de l'Etat dans le conflit.

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