Disp POPIN non abonne!
Défense

Actualité

La Jeanne d'Arc regagne en remorque la base navale de Brest

Défense

A l'issue de sa dernière campagne et d'un mémorable week-end d'adieux, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc a regagné hier après-midi la base navale de Brest. Le transit, depuis le port de commerce, ne s'est pas fait par ses propres moyens, les machines ayant définitivement cessé de tourner jeudi dernier, lors de son retour au pays. Le grand bâtiment de 182 mètres et 13.000 tonnes de déplacement en charge a été conduit dans l'enceinte militaire par des remorqueurs. Dès à présent, tout le patrimoine de la Jeanne va être débarqué. Oeuvres d'arts, plaques de cuivre, mobilier, tapis chinois... Une véritable collection, accumulée au fil des 46 ans de carrière du bâtiment, ainsi que des objets symboliques, vont rejoindre les musées ou être récupérés par certaines villes ayant un lien avec la Jeanne d'Arc. Dans le même temps, tout ce que la marine peut récupérer à bord, du matériel informatique aux matelas des bannettes, sera débarqué pour être réutilisé.
A l'issue de cette première phase, le porte-hélicoptères va gagner le bassin 4 pour être mis en cale sèche. L'ensemble des fluides sera extrait, alors que des travaux de sécurisation de la coque (notamment l'obturation des ouvertures) seront conduits. La sortie de bassin interviendra d'ici le mois de septembre, le bassin 4 devant servir, à partir de la fin de l'été, au démantèlement du cargo Winner. La dernière cérémonie des couleurs interviendra dans les prochaines semaines, le bâtiment perdant alors son nom au profit d'un simple numéro de coque commençant par la lettre « Q ». Pour l'heure, l'emplacement où sera conservée la coque n'est pas encore définitivement choisi. Comme d'autres anciens bâtiments, à l'image du croiseur Colbert, la Jeanne pourrait par exemple rejoindre le cimetière à bateaux de Landévennec, en attendant sa vente à un chantier de déconstruction.
On notera que ce week-end, une foule nombreuse a rendu un dernier hommage au célèbre navire école, construit à Brest et mis en service en 1964. Ainsi, plus de 12.000 personnes se sont pressées à bord pour une ultime visite. Certains venaient de très loin, comme du Nord-Pas-de-Calais ou de Lorraine, pour arpenter une dernière fois les coursives. Malgré le rallongement des heures d'ouverture, la marine a même été contrainte de refuser du monde.

Marine nationale