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La justice russe inculpe 14 militants de Greenpeace pour piraterie

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La justice russe inculpe 14 militants de Greenpeace pour piraterie

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Même Vladimir Poutine, pourtant réputé pour sa poigne de fer, avait publiquement estimé qu’ils ne pouvaient être poursuivis pour acte de piraterie. La justice russe en a toutefois décidé autrement. Hier, 14 des 30 militants de l’Arctic Sunrise, un navire de Greenpeace intercepté après une action contre la plateforme Prirazlomkaia, exploitée par Gazprom en mer de Pechora, ont été inculpés pour piraterie en bande organisée. Ils sont retenus depuis l’assaut mené le 18 septembre par un commando russe, qui a pris le contrôle de l’Arctic Sunrise et a interpellé son équipage. Le navire a été remorqué vers Mourmansk, où il est arrivé le 24 septembre, l’équipage étant dès lors placé en garde à vue.  

Suite à l’annonce de l’inculpation de ses militants, qui encourent selon la loi russe de 10 à 15 ans de prison, Greenpeace a dénoncé « une atteinte au principe même de la protestation pacifique » et considéré comme « absurde » le fait que ses activistes soient considérés comme des pirates. L’association, qui affirme toujours que l’Arctic Sunrise a été intercepté dans les eaux internationales, en appelle à la communauté internationale pour qu’elle fasse pression sur la Russie. De nombreux pays sont d’ailleurs concernés par cette affaire puisque l’Arctic Sunrise est immatriculé aux Pays-Bas et que les hommes et femmes de son équipage sont de différentes nationalités, notamment américaine, canadienne, britannique et française (pour l'un d’entre eux).

Pour mémoire, une partie des militants avait tenté de monter sur la plateforme Prirazlomkaia afin de dénoncer la menace que représente l’exploitation pétrolière dans l’Arctique. 

Greenpeace