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La JV de Naval Group et Fincantieri devrait vite voir le jour
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La JV de Naval Group et Fincantieri devrait vite voir le jour

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Malgré les dissensions politiques entre Paris et Rome, le projet d’alliance franco-italienne dans le naval militaire a continué d’avancer et devrait maintenant rapidement voir le jour. Naval Group et Fincantieri, qui planchent depuis longtemps sur le projet Poséidon, n’ont certes pas pu aller aussi loin qu’ils l’auraient souhaité. Il n’y aura par exemple pas, pour le moment, de prises de participations croisées. Mais sous l’impulsion d’Hervé Guillou, président de Naval Group (jusqu’en mars 2020 sauf changement des statuts de l'entrepise sur la limite d'âge de son P-DG) et de Giuseppe Bono, qui vient d’être reconduit pour trois ans à son poste de directeur général de Fincantieri, les bases d’une alliance européenne majeure vont pouvoir être jetées dans le secteur des bâtiments militaires de surface. Avec comme objectif, si possible, une mise en oeuvre avant la fin de l'année.

R&T, achats mutualisés et projets communs binationaux comme à l'export

Le projet, qui repose sur deux principes fondamentaux – la création de valeur pour les deux entreprises ainsi que l’équilibre entre partenaires, qu’il s’agisse de chiffre d’affaires et de charge de travail – doit voir la création de trois comités conjoints. L’un sera dédié au développement de projets communs en matière de recherche et technologie (R&T) avec pour objectif d’éviter les doublons et de mutualiser des moyens pour accroître la différenciation face à la concurrence par le progrès technologique et l’innovation. Un second comité se chargera de la question des achats, afin partout où cela est possible de permettre à Naval Group et Fincantieri de rationaliser leurs acquisitions d’équipements, faire jouer les économies d’échelle comme les effets de série. Enfin, un troisième comité franco-italien se consacrera aux projets de construction de navires de surface binationaux et l’élaboration d’offres communes sur le marché export.

Une société commune basée à Gênes et une filiale à Ollioules

L’ensemble doit se matérialiser par la création d’une société commune, joint-venture (JV) détenue à 50% par chacun des partenaires. Cette entreprise devrait selon différentes sources être basée à Gênes, en Italie, mais aurait une filiale à 100%

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