Science et Environnement
La ligne directrice de l'ifremer jusqu’en 2023 établie

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La ligne directrice de l'ifremer jusqu’en 2023 établie

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L’Ifremer et ses trois ministères de tutelles ont adopté, pour la journée mondiale de l’océan, le nouveau contrat d’objectifs et de performance (COP) de l’institut. Ce contrat, signé par Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, et François Houllier, président-directeur général de l’Ifremer, permet d’affirmer les priorités et lignes directrices pour l’établissement jusqu’à fin 2023. Ce nouveau COP s’inscrit dans une perspective de plus long terme, dans un projet d’institut à l’horizon 2030. Un réflexion entamée fin 2017, alors que l’ONU venait d’établir 17 objectifs de développement durable pour 2030. Pour rappel, pendant le précédent COP l’Ifremer a changé son organisation, notamment en transférant son siège de Paris à Brest et en fermant deux laboratoires, mais il aussi unifié la flotte océanographique française.

Six objectifs

Le document de 52 pages présente 43 actions à mener et 19 indicateurs qui doivent être intégrés au bilan annuel du contrat. Les actions répondent à six objectifs : « comprendre et prévoir l’évolution de l’océan à l’horizon 2100 », « mobiliser les connaissances scientifiques et développer l’expertise en appui aux politiques publiques », « être un organisme innovant, moteur du développement de l’économie maritime », « tirer le meilleur bénéfice d’une flotte océanographique unifiée au service de tous les utilisateurs », « un institut visible et reconnu au plan européen et international ».

Renouveler la flotte

L’Ifremer veut notamment aboutir à une gestion plus efficace des moyens navals, nécessitant de « rationaliser les investissements et d’obtenir une plus grande flexibilité dans l’utilisation des moyens », indique le COP. Ainsi, le Marion Dufresne et les navires de l’IRD doivent être équipés pour pouvoir opérer la majeure partie des équipements mobiles. Le Marion Dufresne pourra accueillir le robot sous-marin Victor 6000, et l’Antéa, le HROV Ariane. Les systèmes d’acquisition et de traitement développés par l’Ifremer seront dupliqués et implantés sur l’ensemble de la flotte, permettant une acquisition et leur transmission au Sismer (Systèmes d’informations scientifiques pour la Mer) géré par l’Ifremer.

Par ailleurs, l’unification de la flotte océanographique française (FOF) doit être un atout en vue d’une « mutualisation européenne, que ce soit en matières d’utilisation partagée, de développement technologique, ou de conception commune d’engins ». L’Ifremer coordonne le projet Eurofleets2 pour promouvoir l’intégration des flottes de recherche européennes. L’institut est aussi engagé dans le développement d’un AUV (robot autonome sous-marin) profond (le projet Coral) et d’un ROV (robot sous-marin télé-opéré) de nouvelle génération.

Le COP considère aussi que le « renouvellement de la flotte et de ses outils » est « un chantier majeur ». D’ici fin 2023, le contrat prévoit d’avoir « livré l’AUV Grands fonds Coral (initié lors du précédent contrat); modernisé le Pourquoi Pas? ; réalisé les travaux de jouvence à mi-vie de 3 navires côtiers ; fait entrer en flotte un premier navire (semi-hauturier) de taille intermédiaire; établi un scénario d’entrée en flotte du ou des suivants et démarré la réalisation du ou des projets correspondant à ce scénario, et atteint le stade de développement technique approprié pour assurer la continuité opérationnelle de travail au moyen de deux engins inhabités d’intervention sur les grands fonds à l’échéance 2025 ».

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

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