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La marée noire touche les côtes américaines

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La marée noire touche les côtes américaines

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BP a annoncé hier son intention de financer à hauteur de 500 millions de dollars une étude sur l'impact environnemental de la marée noire consécutive à l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon, fin avril, dans le golfe du Mexique. Cette décision intervient après que la marée noire ait touché pour la première fois les côtes américaines, la semaine dernière. Le pétrole, poussé vers la côte, a commencé à polluer les bayous de Louisiane, où vivent de nombreux oiseaux et un écosystème aussi riche que fragile. D'importants moyens sont toujours mobilisés pour lutter contre la marée noire. Ainsi, des dizaines de kilomètres de barrages flottants ont été installés, une flotte de navires récupérateurs étant à l'oeuvre en mer. Des quantités importantes de produits dispersants continuent par ailleurs d'être utilisées, malgré les réticences de certaines associations écologistes, qui craignent des conséquences pour l'environnement marin.

Iles américaines ceinturées de barrages flottants  (© : US NAVY)
Iles américaines ceinturées de barrages flottants (© : US NAVY)

Du côté de la tête de puits, par laquelle le pétrole s'échappe depuis plus d'un mois, les travaux se poursuivent pour stopper les fuites. Selon BP, la conduite mise en place en début de semaine dernière permet de récupérer 1600 à 3000 barils d'hydrocarbures par jour, soit selon les estimations officielles 25 à 60% des fuites. Mais les estimations de fuites, données durant des semaines à 800.000 litres par jour (5000 barils) sont de plus en plus contestées, certains observateurs estimant qu'elles sont plus importantes. Après plusieurs tentatives pour arrêter le déversement du pétrole dans le golfe du Mexique, BP a présenté un nouveau plan qui, s'il est couronné de succès, permettrait de colmater le puits en milieu de semaine. La nouvelle technique, appelée « Top Kill », consiste à boucher le trou en y injectant de la boue puis du ciment. Ce dispositif n'a, toutefois, jamais été testé à une telle profondeur (1500 mètres) et le groupe pétrolier se donnent 60 à 70% de chances de succès. La catastrophe aurait, pour l'heure, coûté près de 800 millions de dollars à BP, soit 22 millions de dollars par jour. L'administration américaine a, de son côté, mis la pression sur la compagnie britannique, menaçant de l'écarter des opérations si la situation ne s'améliorait pas. Samedi, Barack Obama a annoncé la mise en place d'une commission d'enquête indépendante chargée de faire la lumière sur les causes de l'accident.

Pollution en mer et accidents